jeudi 27 décembre 2007

Tout change... même les curés !

La messe de Noël, plus une tradition qu'un acte religieux majeur pour ma pomme, s'est passée cette année de façon surprenante. Au menu, une chorale importante, des enfants de choeur comme s'il en pleuvait et un curé d'une quarantaine d'année. Rien que ça, dans un bourg breton, ça épate.

En effet, avec la chorale, on obtient des chants à deux voix, des chants en latin ainsi que des chants en breton (ça, c'est pour vous rappeler la couleur locale). Voilà qui vous donne une impression de retour «aux bonnes vieilles traditions», traditions dont on peut se demander si elles sont raisonnables. Ceci dit, j'en conviens, les chants breizh étaient agréables.

Avec les enfants de choeur, on obtient à côté de cela les effets spéciaux digne d'un «Don Camillo» : enfumage de l'assemblée par de l'encens, bruits de cloches, animations diverses. Le retour à l'ancienne mode se confirme.

Toutefois, au milieu de cela, se trouvait le curé. Un curé qui cite les «Ailes du désir» durant un prêche... ce ne peut être un mauvais homme. Mieux encore, ce curé a fait quelque chose que je n'avais jamais vu dans une église. Accrochez-vous : il a fait de l'humour. Du vrai. Lorsqu'on lui a donné le missel en fin de messe pour faire les bénédictions (j'ignorais qu'on en faisait), voilà qu'il découvre qu'il n'est pas à la bonne page. Et le curé de commenter en cherchant la bonne page : «c'est que c'est compliqué un missel» puis d'ajouter sur un ton d'autodérision d'autres commentaires et de finir par un excellent : «faire 6 ans de séminaire pour ne pas arriver à trouver une page dans un missel...»

Si le rire commence à se balader dans cette église (certes avec tout l'attirail catholique d'il y a un siècle), il y a de quoi supposer que, dans le Finistère Nord, l'intégrisme n'est pas encore prêt à débarquer.

dimanche 23 décembre 2007

Criminellement vôtre

Ce matin, après un réveil lent et fort agréable sous le signe — ça ne s'invente pas — de «Chapi Chapo» diffusé par FIP, je suis tombé sur un autre événement qui ne s'invente pas. Un message de mon serial-mailer le plus invraisemblable : M. Paul de Maison Neuve.

Il vaut d'être cité ici pour sa signature tonitruante :
« Les personnes qui ont porté directement ou indirectement entrave à la liberté de communication, notamment à propos du spam, seront jugées pour crime contre l’humanité.

Ceux et celles qui refusent de recevoir des communications sont des personnalités hautement criminelles. Ils et elles doivent être détectés et mis hors d’état de nuire.
»

Impressionnant, n'est-il pas ? Surtout que le reste de son message évoquait, pour faire court, le fait que Michel Drucker est un menteur. Information probablement d'une importance capitale... sauf quand on ne regarde pas beaucoup la télévision et qu'on ne considère pas Michel Drucker comme Le Guide spirituel et moral.

Je suppose que la différence entre n'en avoir rien à faire des communications et refuser de les recevoir tient de l'anecdote. J'en déduis donc que je suis criminel. Diable, me voici devenu rebelle malgré moi ! Dénoncez-moi, vite !


Note pour plus tard : pousser plus loin mon côté rebelle... tiens, par exemple, en buvant directement ma soupe dans le bol sans utiliser de grande cuillère !

jeudi 13 décembre 2007

Archéologue, c'est plus ce qu'c'était

Comme beaucoup de p'tits enfants, j'imagine, j'ai eu une passion pour une légende marquante qui apparaît de-ci de-là dans la littérature : l'Atlantide (sans oublier ses consoeurs que sont Mu ou Ys). Penser qu'un continent disparu se trouve à portée de texte pour qui saura l'interprêter correctement, voilà bien de quoi occuper l'imagination pendant des mois et des mois.

Ceci explique sans doute ma récente lecture de «Atlantis» de David Gibbins, docteur en archéologie. Tout y est : les textes de Platon, un morceau de la vie de Solon et les hypothèses récentes sur l'Atlantide (la catastrophe de Santorin). Le début part donc fort sympathiquement, presque façon Indiana Jones en plus moderne : plus besoin de creuser, laissez les satellites, robots, ordinateurs et autres technologies laser faire le boulot.

Sauf que passé la première centaine de page, voilà que nos aventuriers, en plus d'être bac+15 en archéologie, se révèlent être bac+20 en armement et autres joyeusetés. Sans rien vous retirer de la lecture de ce pavé, on pourrait dire que parfois, après quelques dialogues sur les qualités de telle mitraillette, on en arrive à «Heureusement, Jack, notre héros, en appuyant sur un bouton transforme la Calypso de Cousteau en un sous-marin d'attaque à thermoenveloppe kevlar-nickel-chrome (signe manifeste de la série 8 des sous-marins Kazatchok) avec 8 ogives PI3-1415 enrichies au plutonium extrait en hiver 1996 par le vieux Nikolas Doukoff lui-même. Même que Jack le sait car il est le fils par alliance de la tante de Doukoff».

Arfff... la modernité, ça gâche même les mythes, dis donc !


Note pour plus tard : vérifier que le prochain bouquin sur l'Atlantide n'a pas la mention «Thriller» sur la page de garde.

samedi 1 décembre 2007

Découverte fondamentale

Bon sang mais c'est bien sûr ! La geek-attitude ne se définit pas, elle se mesure. Même qu'elle se mesure ici (en tout cas, en traduction française) !

Pour ma part, j'en tire l'immense satisfaction de découvrir que je suis effectivement un geek, plus précisément un «reasonable geek» avec une mesure de 1212 points. C'est-y-pas un grand pas en avant dans mon développement personnel ?

vendredi 30 novembre 2007

Ciel parisien - 3

Ce matin, au détour d'un passage totalement inhabituel sur le pont Royal, je n'ai pu m'empêcher de prendre une p'tite photo de cette frise de toits célèbres sous ce ciel d'or.



Accessoirement, cela m'a rappelé que j'avais ce blog'note... et qu'il fallait que je parle également de deux ou trois trucs abscons ici même. J'espère y arriver !

mercredi 14 novembre 2007

Ciel parisien - 2

Les jours de grève ont ceci de joli que le temps n'y passe pas à la même vitesse. J'ai donc pris le temps de garder un souvenir du ciel de ce matin. Wagnérien, n'est-il pas ?


Il est pris de La Défense, histoire de voir un peu plus qu'un bout de nuage entre deux immeubles haussmanniens.

mardi 13 novembre 2007

Bizarrerie spatiotemporelle

Je vais finir par croire que je suis, malgré moi, un visionnaire. Ou, à défaut, quelqu'un qui a des visions. A vous de juger !

Fut un temps, je me suis retrouvé parachuté par mes études dans le fin fonds de l'Angleterre profonde : l'île de Guernesey. Et quand je dis profonde, il ne s'agit pas d'une vile exagération de ma part. Non, on ne peut décemment pas trouver plus anglais que celui qui vit sur une île plus p'tite que la Grande Bretagne (et juste à côté de la France). Ce propos se généralise d'ailleurs avec la conjecture suivante : L'anglicité d'un anglais est inversement proportionnelle à la surface de l'île où il vit et est proportionnelle au nombre de français qui le cotoient.

Bien entendu, l'habitant de Guernesey n'échappe pas à ce constat mystérieux. Un exemple ? Là-bas, ils ont un dirigeant de plus que les autres anglais n'ont pas, un Bailli inféodé à la Reine*. Ils ont même une monnaie : une livre qui n'a pas cours ailleurs que sur l'île ! Dans ce dernier cas, je dois cette découverte à un voyage à Londres alors qu'un vendeur de tickets de métro m'indiquait que ces billets «bizarres» n'étaient pas valables... Shame on me !

Avec tous ces tracasseries angloculturelles, je me suis un jour de ce temps-là vengé de ces affronts répétés par une oeuvre infographique majeure : un croisement entre le billet local à l'effigie de la Reine et un dessin de Mr Bean par Morchoisne (que j'espère ne pas léser). Hop :

Le billet en 2000
Mais cette histoire de revanche caricaturale que je croyais oubliée dans un coin de mon disque dur et/ou de ma mémoire trouve ces derniers jours un épilogue épatant sur les murs du métro :

Le billet en 2007
Etonnant, non ?


Note pour plus tard : penser à ouvrir un cabinet de voyance... ou une agence de pub.

* : je n'évoque même pas ici l'Île de Sercq, voisine de Guernesey... et qui fonctionne en régime féodal... avec un Seigneur, des tenures ! Même que c'est vrai !

mardi 6 novembre 2007

Gens de peu de foi !

Afin de faire cesser l'agitation provoquée par les derniers documents décrivant le climat breton, voici un document pris ce jour. L'épave photographiée par temps clair.


Accessoirement, voici également un ciel bleu pris le même jour. Aucun intérêt comparé aux magnifiques nuances du ciel du 2 novembre.


N'est-il pas plus agréable de contempler ce qui suit (4 novembre), véritable condensé d'un ciel satisfaisant d'un point de vue nord-finistérien ?



Note pour plus tard : pour une photo de ciel gris, deux photos de ciel bleu ou bleu-gris. Cela devrait aider à éduquer les mentalités. ^_^

dimanche 4 novembre 2007

BO de «Le premier cri»

Mercredi matin, j'ai entendu à la radio parler du film documentaire «Le premier cri». Cela m'a permis d'entendre un tout p'tit extrait de la bande originale... une voix éthérée accompagnant un orchestre de cordes. Voilà qui faisait songer à la Symphonie n°3 de Górecki. Du coup, je me décidais à faire l'emplette du CD le jour même.

J'écoute depuis ce CD de temps à autre pour la bonne raison (et bonne surprise) que ce CD regroupe d'autres éléments musicaux qui me plaisent tout particulièrement : le mélange de musiques du monde, quelques belles séquences à la manière de Philip Glass et une intervention de Sinead O'Connor que je regrette de connaître encore trop mal !

À l'occasion, jetez-y un coup d'oreille. Pour ma part, je ferai plus attention à M. Armand Amar qui a composé cette BO.

samedi 3 novembre 2007

Images de Kerépinal

Voici, au gré d'une balade avec le fauve familial, quelques images tirées de ce p'tit coin de la région léonarde.

Epaves à l'entrée de l'Aber Wrac'h
Chapelle de Troménec, près de Landéda

vendredi 2 novembre 2007

Du côté de Penn ar Bed

Depuis le 1er novembre, je redécouvre les joies d'une retraite en Finistère Nord : pas de foule, pas de boulot, pas d'horaires.

Hélas pour mon enquête sur le climat breton, mon arrivée, selon les locaux, a marqué le retour d'un temps gris. Toutefois, ce gris ne ressemble guère au morne gris parisien. Voyez la qualité du gris breton ! Nulle part ailleurs vous ne verrez un gris irisé du plus bel effet mélangeant des couleurs allant du gris bleu au gris orange. Un camaïeu si majestueux ne peut que nous inviter à imaginer des royaumes oniriques où... euh... où la pensée poêtique trouve... euuuuhhhh... trouve... enfin, vous me comprenez, quoi : vous regardez ça, vous vous roulez par terre. Jugez plutôt sur pièce.


[Ceci était un message du Syndicat P'titnotique et Partial pour la Défense du Climat Breton.]


Note pour plus tard : penser à faire faire des photos par des locaux quand il fait beau.

jeudi 1 novembre 2007

On n'est trahi que par les siens et les chiffres

Quelle idée aussi de faire un sondage sur la consultation de ce blog'note ! Me v'là bien eu : mes écrits ne me rendront donc pas célèbre en moins d'un an. ^_^


La personne qui a choisi «par erreur» s'est dénoncée par la suite. Il y aura peut-être une contre-offensive (ou peut-être pas... c'est tout le sel d'une vengeance que de se réserver le choix de l'appliquer ! )

Ceci dit, merci à mes courageux lecteurs fiers de l'être !

dimanche 28 octobre 2007

Vers l'Ubuntu et au-delà !

Par rapport à samedi matin, la situation informatique s'est grandement améliorée. Entre temps, j'ai en effet écrit à Hermès. Fidèle à sa réputation d'ingéniosité presque diabolique, il m'a donné les pistes que lui-même a découvert lentement mais sûrement.

Le Graal ubuntique tient en ceci : le fichier source.list. Quelques clics et une bidouille de fichier affranchissent des limites un peu étroites de la distribution CD d'Ubuntu en mettant à disposition la très large gamme des possibilités de Linux. Enfin ! MP3, vidéos, gestion de fichier à la manière de l'excellent Total Commander (avec Gnome Commander). Il ne reste plus qu'à faire quelques lectures complémentaires pour finaliser le système.

Mon passage complet à Ubuntu n'est donc probablement plus un rêve lointain !

samedi 27 octobre 2007

Retour vers le passé

Entre deux bidouilles informatiques, pas très loin de chez moi, j'ai fait aujourd'hui un... pompon. Voilà bien une activité que je n'ai pas pratiqué couramment au cours de ces quinze dernières années, par contraste avec les quinze précédentes.

Mais que ne ferait-on pas pour aider quelqu'une à composer son chapeau de catherinette ? Cette réalisation reste d'autant plus méritoire que le susmentionné pompon n'a finalement pas eu pour objectif d'être posé sur le couvre-chef de la demoiselle : il finira comme élément de décoration pour une tenue d'Halloween.

Ah oui... j'ai oublié de vous le dire : ma vie est passionnante. ^_^


Note pour plus tard : trouver des sucres d'orge aux couleurs de l'arc-en-ciel pour le prochain atelier improvisé de pompon : le retour en enfance sera complet !

Zen à l'écran

Pendant mes errances informatiques, j'ai pris le temps de tester le changement de fond d'écran. Pour cela, j'ai choisi un très beau fond réalisé par Pickupjojo. Encore un inconnu.

Premier piétinement vers le libre

Après la phase de découverte d'Ubuntu, voici venir la phase 2 dite «phase des pourquoiçapasmarchecetruc». Bien que quelque peu perturbante pour la santé mentale du sujet, cette phase représente aussi une merveilleuse phase d'apprentissage à coups de parpaing dans les dents.

Fou que j'étais, après avoir appris qu'il existait une version toute récente d'Ubuntu, la 7.10, j'ai téléchargé le fichier image, l'ai gravé et ai lancé l'installation... qui planta très rapidement avec un message inquiétant par son laconisme. Après moultes recherches sur des forums (car je ne suis pas le seul à qui cela est arrivé), je suis tombé sur la piste des signatures MD5 (avec MD5summer). Je découvrai ainsi ce système de test d'intégrité qui permettait de dire si un fichier téléchargé était en bon état. Et je ne me félicite pas de découvrir cela après plusieurs années à utiliser Internet ! Moralité : mon téléchargement était bien pourri, j'ai flambé deux CD pour rien.

Une fois récupéré et gravé le fichier en bon état, j'ai réinstallé le Linux. Tout est allé beaucoup mieux. Sauf que l'installation a bloqué durant son installation à l'étape dite des «82%». Là encore, un tour par le forum m'a permis de voir que c'était une question de serveur... mais à peine avais-je lu la solution — l'encombrement des serveurs centraux d'Ubuntu cause cette latence, il suffit de changer les serveurs par défaut — que l'installation s'est poursuivie.

La suite fut plus sportive. Car si Ubuntu marche, il n'a pas tout à disposition. Je me suis pris là de plein fouet l'absence de la lecture des MP3 (format propriétaire donc non fourni sur la distribution d'Ubuntu). Il y avait bien OGG comme format qui marchait... mais remettre tous mes CD en OGG, cela me p'titsuicidait par avance.

Me voici donc parti dans de terribles recherches pour trouver le paquet qui me permettra de lire des MP3. Et c'est pô gagné : me revoici au pays tant redouté de la ligne de commande... ou, plutôt, soyons positif, me voici en plein apprentissage à la rude du fonctionnement de Linux et des paquets. Arg, donc.

mercredi 24 octobre 2007

Acquisition de coutellerie de jardin

Où il sera expliqué au lecteur patient l'importance des instruments aratoires dans la vie sociale du p'tinoteur.

Pendant que sur d'autres blog'notes, les romances deviennent une tendance centrale, je persiste pour ma part à collectionner ce que d'aucuns nomment des «râteaux». À bien y réfléchir, je dois même reconnaître que mes râteaux se ramassent à la pelle.

Si je parle de collection, il ne s'agit pas là d'une exagération : je pousse assez loin le souci de variété dans les scenarii et moyens de récolter les râteaux. Jugez donc sur pièce ! En voici quelques uns :
  • par fusillement du regard parce que j'avais dit «bonjour» (dans le métro) ;
  • par présentation du p'tit copain ;
  • par présentation du père ;
  • par présentation de l'ex pas tout à fait ex ;
  • par proposition d'amitié ;
  • par courriel ;
  • par absence de courriel ;
  • par tchat ;
  • par lettre manuscrite ;
  • par téléphone...

La semaine dernière, j'ai ajouté à cette liste une nouvelle méthode : le râteau par blog'note interposé. Bien que préparé peu ou prou au râteau, je dois reconnaître que le choix des derniers rafinements technologiques pour l'expédier m'a laissé comme deux ronds de flan.

Mais, cette semaine-là, je n'en avais pas fini avec les découvertes. Jeudi, jour de la grêve, j'avais un merveilleux repas prévu de longue date avec une charmante mam'zelle que j'avais croisé par le biais du travail il y a quatre ans de cela. À l'époque où nous avons eu à travailler ensemble, elle ne m'avait pas laissé indifférent. Les hasards de la vie firent qu'un jour, je découvrai que son adresse électronique avait changé (et sa signature aussi). Elle passait du nom A au nom B. Prudemment, je lui adressais mes félicitations... qu'elle accepta : elle venait bien de se marier. Arg, donc.

Par le biais de cartes de voeux et de réunions professionnelles, nous avons gardé contact jusqu'à aujourd'hui. Ainsi, il y a un mois, je reçus un appel de recruteurs mandatés par une certaine A (Oui, A... pas B ! ). Mon récent changement de poste me fit refuser cette proposition mais je demandai toutefois à ce qu'on lui transmette mes remerciements. Quelques jours après, elle m'appelait directement pour me dire que c'est elle qui avait cherché à me recruter. De fil en aiguille, elle me donna rendez-vous pour un resto. Par échange de courriels à la suite de cet appel, je voyais alors l'incroyable se confirmer : elle signait A et son adresse courriel contenait le nom A !

Le repas fut excellent (et japonais), la discussion agréable, la demoiselle magnifique. Elle faisait un peu de musique, participait à des associations et me permettait avec ce repas d'admirer ses yeux divins. En un mot comme en cent : gnnnnnnaaaaa...

Pendant cette discussion, j'appris qu'elle avait déménagé. Et pas très loin de chez moi ! Le lendemain matin, ce souvenir revint se balader dans ma cervelle quelque peu animée depuis le repas. Je consultai donc fébrilement les pages blanches pour voir dans quelle rue elle habitait. En cherchant sur tout Paris, je tombai sur une adresse qui n'était pas dans le bon arrondissement, sans doute celle de son ancien appartement. Mais où diable était donc sa nouvelle adresse ? Chassant le souvenir du repas qui s'était installé là, un vieux doute se glissa dans ma caboche. J'essayai alors le nom B... et trouvai alors la bonne adresse. Mon vieux doute me proposa alors de me verser des loyers d'avance... quand bien même j'essayai de me rassurer : après tout, les pages blanches n'étaient sans doute pas à jour !

L'après-midi même, j'envoyai un message avec une adresse de site dont nous avions parlé. En PS, je plaçais la question qui menaçait ma santé mentale à la mantière de : «tiens, tu utilises ton nom de jeune fille pour ton adresse de travail ?». Peu de temps après, sa réponse m'expliquait brièvement qu'elle utilisait effectivement son nom de jeune fille depuis qu'elle avait changé de société. Après tout, ses premières parutions mentionnaient son nom de jeune fille...

Je découvrai ainsi cette chose subtile que l'on nomme l'autorâteau, le râteau que l'on se met soi-même dans les dents par utilisation d'une imagination débordante et/ou par une méconnaissance d'usages sociaux. Quand je vous disais que je les collectionnais ! ^_^


Note pour plus tard : ne pas craindre les râteaux, cela permet de raconter moultes histoires après.

mardi 23 octobre 2007

Premier pas vers le Libre

Avec mes p'tites mimines, j'ai accompli ce matin presque par erreur un geste qui fera peut être date dans ma vie informatique. J'ai mis le CD d'installation d'Ubuntu tout récemment téléchargé dans le lecteur de CD (sans le refermer). Quelques minutes après, je redémarrais l'ordi dont la mémoire saturait un peu. Après avoir lancé le redémarrage, je me suis absenté quelques minutes...

À mon retour devant l'écran, surprise ! Le lecteur de CD s'était refermé (j'avais oublié cette «fonctionnalité»). Et voilà que j'avais sous les yeux non plus un Zindows mais un Linux... qui tournait tranquillement sur la machine (sur la mémoire vive). Plus surprenant encore, l'image, le son... et la connexion internet fonctionnaient sans que j'ai eu besoin de faire quoique ce soit. Pas une configuration à faire pour avoir quelque chose qui marche, c'est épatant.

Me voici donc parti pour (re-)découvrir le monde linuxien. Et le début m'y encourage cette fois-ci énormément !

Le début d'une révolution

Aujourd'hui, j'ai découvert avec un léger retard que nous étions un jour sacré entre tous : la Journée de la Glande.


Officiellement, je bougerai donc peu de mon bureau et je finirai tôt ce soir pour faire amende honorable. Ceci, parce que j'ai été convaincu par un expert dont je n'ai guère que le nom : «Roux». Mais, plutôt que de vous décrire la vaste étendue de mon ignorance, laissons la parole au sage :

« L'origine du mot "glander" ne laisse aucun doute : on admet communément que le glandeur était le porcher qui amenait ses bestioles se repaitre de glands. Il les amenait à la glandée, disait-on en ces temps reculés. L'homme seul contemplant l'œuvre de l'univers et fusionnant avec la nature, le glandeur.»

Roux.


jeudi 18 octobre 2007

Jour de grêve

L'extrême bonté de ma convention collective m'a permis de poser un RTT en l'honneur de la grêve des transports. Manifestez donc en paix braves gens : vous n'aurez pas à subir le sombre ressentiment que j'aurais pu avoir en marchant cinq heures dans la journée.

De fait, je n'ai pas manqué de temps aujourd'hui. J'ai en profité pour... marcher un bon moment. Oui, on ne se refait pas en ce qui concerne les paradoxes. Un resto, quelques courses, voilà qui m'a fait trotter dans Paris pendant deux heures et demi.

Quel plaisir d'ailleurs que d'user ces chausses dans la capitale un jour de travail ! Découvrir Paris plutôt tranquille, traverser des passages inconnus, tomber sur des magasins bien cachés — on pourrait même dire des échoppes vu la taille des devantures — voilà qui me change en touriste veinard le temps de la balade. En passant par le jardin du Palais Royal, j'ai même aperçu un «personnage» à l'apparence inhabituelle (toi aussi, trouve le détail curieux sur la photo).



Note pour plus tard : faudrait vraiment que je pense à prendre mes RTT plus souvent !

mercredi 17 octobre 2007

«Je suis une légende»

Après un Dumas plutôt poussif, j'ai lu un p'tit livre de SF tombé sous mes mains — je l'ignorais alors — du fait d'une future adaptation au cinéma. «Je suis une légende» de Richard Matheson.

Je dois avouer que je l'ai dévoré. En deux pages, fait rarissime, j'étais plongé dans le bouquin. Ce besoin de connaître la suite ne m'a pas lâché par la suite, jusqu'à l'extraordinaire dernière ligne du texte comprise.

Je ne rentrerai pas ici dans les détails. Lisez-le, point à la ligne. Pour vous dire, ce bouquin gagne pour moi sa place à côté de «Des milliards de tapis de cheveux» de Eschbach et de «Le parfum» de Süskind. Rien de moins !

« Il se dirigea vers le bar et se versa un autre verre. Comme il allait se rasseoir, il entendit des pierres rouler sur le toit et atterrir avec un bruit sourd parmi les arbustes derrière la maison. Couvrant le vacarme, Ben Cortman se mit à hurler selon son habitude :
"Sors de là, Neville !"
Un jour je l'aurai, ce fumier, pensa-t-il en sifflant une gorgée de whisky pleine d'amertume. Je lui planterai un pieu en pleine poitrine... Un d'au moins trente centimètres, avec un beau ruban, fait spécialement à son intention. Fumier, va...»

Richard Matheson, Je suis une légende.


samedi 13 octobre 2007

Fête de la Science

Au Jardin des Plantes se trouvait le temps d'un week end le «Village de la Science». De grands centres de recherche — l'IFREMER, le CEA, le CNRS, l'INRA pour en citer quelques uns — échangeaient avec un public nombreux.

Passant rendre visite à une connaissance, je suis tombé un peu par hasard sur le stand de l'Observatoire de Paris. J'y passais alors qu'une conférencière parlait d'un sujet pas très médiatique : l'astrométrie, autrement dit la mesure des distances dans l'espace. Il fut en particulier évoqué le travail accompli avec le satellite Hipparcos et son futur successeur Gaia.

La conférencière, une dame aux cheveux blanc, parlait simplement et clairement de ces mesures, des principes qui les régissaient et des deux satellites. En peu de temps, l'affaire semblait évidente : la conférencière avait travaillé sur le projet. Un tel enthousiasme et tant de détails et d'anecdotes sur le sujet ne pouvaient avoir d'autres sources. Pour ainsi dire, j'avais l'impression d'entendre parler ma colloc de l'enseignement du français. Même passion dans les deux cas pour des sujets bien éloignés l'un de l'autre !


Après cet exposé, j'ai demandé à la conférencière le rôle qu'elle avait tenu dans la mission Hipparcos. Elle m'indiqua alors qu'elle avait eu pour mission de choisir les cibles à observer par le satellite. Elle me raconta quelques histoires complémentaires sur le sujet. Ainsi, récemment, une nouvelle analyse des résultats récupérés par le satellite Hipparcos a permis de déterminer qu'il avait bougé à plusieurs reprises suite à des impulsions autrement dit des chocs provoqués par de p'tites particules : le mesureur était étudiable par le mesuré...

Vous me croirez ou pas mais expliquée par des passionnés, la science devient la plus belle des aventures. Merci donc à Madame Françoise Crifo pour cette conférence !


Note pour plus tard : penser à refaire tourner Seti@home ou ses jumeaux sur mon ordi.

Les nombres ronds

Me voici âgé de 30 ans depuis dix jours. Amateurs de psychologie, sachez que ce changement de dizaine n'a pas eu d'impact prodigieux sur ma pomme en ce sens que la veille de mes 30 ans ressemblait à son lendemain et aux jours qui ont suivi : des journées agréables dans la longue suite des jours... à ceci près que j'ai particulièrement apprécié les joyeux anniversaires que j'ai pu recevoir.

J'évoque ce sujet car mercredi dernier j'ai par hasard eu l'occasion de parler à un trentenaire qui, lui, avait mal pris l'événement lorsqu'il lui est arrivé. Le malheureux s'était fixé des buts avant ces trente ans, des buts comme une femme, des enfants et tout le bonheur que notre société met en avant. S'en vouloir pour des raisons de valeurs numériques rondes, voilà bien un acte qui me dépasse (s'il n'est pas comptable).

Je m'explique : les jolis nombres ronds sont une Illusion !

Le fait que nous comptions en utilisant 10 chiffres tient d'une convention due au nombre de doigts de nos deux mimines. À l'âge de l'informatique où des microcalculatrices évitent de compter sur ces doigts comme le premier grec ancien venu, ce choix d'utiliser 10 chiffres paraît des plus ridicules.

Aussi, supposons que l'on choisisse arbitrairement de compter avec deux chiffres : le 0 et le 1. Comptons dans ce système (appelé «base 2») : 0, 1 puis... 10 car je n'ai le droit qu'au 0 et au 1. Suivent ensuite 11 puis 100, 101, 110 et ainsi de suite. Pour nous y retrouver un p'tit peu, après le 0, le cinquième nombre que j'ai écrit est «101». Notre «5» s'écrit donc «101» dans la base 2. Pour lecture directe, il vous suffit de regarder le tableau qui suit. Prenez votre nombre écrit de façon classique dans la première ligne et regardez ce qu'il devient dans la base de votre choix.

 012345678910...2930
Base 2011011100101110111100010011010...1110111110
Base 3012101112202122100101...10021010
Base 4012310111213202122...131132

Si on compte avec le 0 et 1, on parle de «base 2»; si on compte avec le 0, le 1 et le 2, on parle de «base 3» ; si on compte avec les chiffres de 0 à 3, on parle de «base 4» et ainsi de suite.

Regardez alors comme s'y écrit notre bon vieux 30. Franchement, il ne devient plus très remarquable ! Pour être tout à fait juste avec lui, 30 constitue un nombre terriblement anonyme dans le vaste monde numérique : il est tout juste sauvé de cette situation par notre convention de 10 chiffres. Ainsi, faire un événement de ces 30 ans, c'est d'une indécence à la limite du racisme numérique !

Poursuivons le raisonnement un peu plus loin. Nous comptons les années mais les années ne sont pas des valeurs des plus simples : avec leur durée variable — 365 ou 366 jours — les années semblent peu fiables pour compter précisément. Mieux vaudrait compter en jours pour être bien rigoureux (ici, j'ai la gentillesse de ne pas ergoter sur la durée variable du jour en secondes... autre piège moins connu mais tout aussi dérangeant pour qui veut être exact).

En ce cas, on m'a fêté tout récemment mon 10957e jour... rien de bien remarquable en somme ! Et, franchement, voir des gens être attristé de ne pas avoir réussi leur vie au bout de leur 10957e jour d'existance, ça me dépasse. ^_^


Note pour plus tard : penser à fêter mon 11111e jour — le 5 mars 2008 — ainsi que mon 12345e jour — le 22 juillet 2011.

vendredi 12 octobre 2007

«Le Comte de Monte Cristo»

Afin de rattraper un retard culturel certain en littérature, j'ai attaqué un morceau de bravoure : «Le Comte de Monte Cristo» d'Alexandre Dumas. Et je pèse mes mots : un morceau de bravoure ! J'en suis arrivé à plusieurs reprises à compter les pages, vieux réflexe acquis du temps des lectures imposées (et donc gavantes) au collège.

Ayant découvert que ce bouquin consistait en un feuilleton publié dans un journal, je m'explique beaucoup mieux l'impression tenace de délayage à la lecture du pavé. Certains passages importants se lisent avidement — ceux qui viennent spontanément à l'esprit quand on évoque ce livre — d'autres s'étirent longuement pour n'apporter quasiment rien à l'intrigue.

Dumas décrit finement une époque... mais étale longuement sa culture, sa connaissance de la «fashion» (terme qu'il utilise lui-même à plusieurs reprises) et de la haute société de son époque, probablement pour plaire au lecteur de son temps. Dumas raconte une formidable vengeance... mais sombre dans l'interprétation divine de l'ange au service du Dieu vengeur.

Les personnages peuvent sembler excessifs dans leurs sentiments. On peut l'admettre car le genre du roman pourrait bien imposer ce trait. Mais que penser alors des liens entre les personnages : tellement tirés par les cheveux qu'on se demande comment Monte-Cristo a pu les reconstituer. À cela s'ajoutent certaines scènes (l'emballement des chevaux et l'action d'Ali par exemple) purement invraisemblables et amenées sans motif réel... alors que d'autres font l'objet de développements très recherchés.

Au final, le feuilleton romanesque, je le sais maintenant pour en avoir lu un, je n'en ferai pas des folies. Voilà, c'est dit ! ^_^

jeudi 11 octobre 2007

À en perdre son latin

Mercredi soir, j'ai eu l'occasion de me découvrir une nouvelle lectrice... à l'insu de mon plein gré. Historiquement, si j'excepte le cas de mon grand ami Rodrigo, jamais personne ne s'est présenté spontanément à la porte de ce blog'note sans que je le sache.

Car, oui, où va-t-on, j'vous l'demande, si on ne peut plus choisir ses lecteurs ? Si je perds le contrôle de mes écrits, que va-t-il se passer demain ? En allant vite, je vois au moins trois scenarii guère réjouissants :
  • des djembistes fous me feront écouter leur œuvres jusqu'à implosion de mon cerveau ;
  • des préfaciers me suivront partout pour me raconter toutes les fins des bouquins ou des films avant même que je les commence ;
  • des associations de protection des ficus me planteront six pieds sous terre (incroyable de découvrir le nombre d'ennemis que je me suis fait en deux mois...)

Je vous jure que je croyais pourtant avoir tout contrôlé pour que ce blog'note soit classé Secret-défense-top-confidentiel-plus-planqué-que-ça-ça-se-fait-pas ! Avec du recul, toutefois, je me rends compte que j'ai oublié un précepte internautique. En vérité, je vous le dis : les voies du Net sont improbables ! J'en veux pour exemple les déclarations de Séléné, notre lectrice inattendue :

«Je suis tombée par hasard sur les p'tites notes, il y a quelques temps (et oui....il n'y a pas que par ses mails qu'on est trahi, le hasard s'y met aussi...) »

mardi 9 octobre 2007

TIC, TAC, TOC !

Avec ce message, je réalise un grand rêve : celui d'utiliser les TIC pour parler d'un sujet passionnant : les TAC (Tartes Au Citron).

Il m'arrive en effet de loin en loin — quasiment annuellement — de faire un peu de pâtisserie (niveau «little small player»), plus particulièrement des TAC. Il faut croire qu'apparemment je les réussis... car comme le disent mes invités en les mangeant : «elles ont vraiment le goût de citron». Ceci dit, le compliment est à double tranchant. Une fois, j'avais par erreur doublé la quantité de jus de citron et j'ai ainsi créé la première TAC détartrante de l'Histoire. ^_^

Une tarte au citron de 2004
Ainsi, j'adore faire des TAC, tant et si bien que fut un temps j'en faisais même la pâte (brisée). Encore aujourd'hui, je mets une bonne heure à faire cette tarte : lentement et avec beaucoup de plaisir à jouer les p'tits chimistes veillant scrupuleusement aux quantités et aux réactions de crèmes qui cuisent.

La crème pâtissière rappelle plein de souvenirs, tout particulièrement celui du nettoyage (gourmand et incroyablement consciencieux) du fouet qui avait servi à la grand-mère à faire la crème pâtissière de sa tarte aux abricots.

La crème au citron, quant à elle, reste une curiosité à observer : ça cuit très bizarrement, ça déborde de partout et on ne sait jamais quand c'est prêt. Détail qui vaut son pesant de cahouettes, un astronome pourrait expliquer à n'importe qui l'apparence de la surface du soleil en se servant de l'observation de la cuisson de cette crème. Et je ne plaisante même pas !

La tarte faite ce jour
Mon temps de clavardage allant vers sa fin, je vous confirme enfin que, plus qu'une passion annuelle pour les TAC, j'ai un TOC avec les TAC. Je les prend toujours en photo. Oui, il s'agit là d'une forme de fierté maladive de ma part. Et toc !


Note pour plus tard : penser à parler des tartes aux pommes avec un article dix fois plus long.

Un chat à la maison

En rentrant ce soir, j'ai découvert un colis dont mon frère m'avait prédit l'arrivée... il devient vraiment surprenant d'inventivité le frérot !

D'ailleurs, j'ai beaucoup apprécié la découverte du contenu du colis. Excellente surprise que celle d'avoir ce roublard de Garfield à domicile !

Garfield prêt à bondir ou à se lever ?

Note pour plus tard : commencer à devenir ingénieux pour trouver des cadeaux au frérot.

dimanche 7 octobre 2007

Un escalier typé

J'ai fait aujourd'hui ce que des millions d'autres radins ont fait avant moi, à savoir monter dans la Tour Eiffel par les escaliers. Et pour preuve :


Les p'tits malins noteront d'ailleurs — ça ne s'invente pas — que la série de panneaux placés tout le long de l'escalier de la Tour était malicieusement présentée par une société fabriquant des ascenceurs.

L'avantage de cette balade, puisqu'il faut justifier ce parcours pédestre, réside non pas dans le fait de compter les marches — quelqu'un a numéroté les marches de 10 en 10 — mais dans celui de pouvoir observer le mystérieux enchevêtrement des innombrables poutrelles, roues, herses et autres dentelles métalliques que la Tour dévoile sans cesse. Et d'avoir foi dans le fait qu'il arrive à vous tenir à quelques cents mètres d'altitude sans trop de difficultés.


La vue extérieure vaut bien évidemment le détour. Toutefois, en apprenti parisien que je suis, j'en fais fi sur les photos et ne vous montrerait ici qu'une photo de notre hôte d'un jour.


Si, si, tout au milieu : M'sieur Eiffel !



Note pour plus tard : essayer un jour de tester le 3e étage...

samedi 6 octobre 2007

Chez Uranie

Chez Uranie (l'apprenti djembiste qui n'avait pas encore de nom à l'époque), c'est tout p'tit.

Imaginez un appartement minuscule avec trois pièces : une servant de bureau, de salon et de chambre, une autre servant de cuisine microscopique et une dernière faisant une salle d'eau. Pour tout dire, mon ancien appartement de 24m², c'était Byzance à côté. Dans ce que vous venez d'imaginer, ajoutez une porte qui vous gêne systématiquement lorsque vous devez passer de la «grande» pièce à la cuisine (puisque la porte une fois fermée vous permet d'accéder à des tiroirs ou des placards dans la cuisine). Mettez-y encore un meuble monstrueux qui occupe le cinquième de l'espace de la «grande» pièce.

Voilà, vous pouvez contempler ce meublé de l'espace, sans espace. Un truc odieusement comme typiquement parisien.

Enfin presque. Uranie dispose du don de décorer. Un des tableaux qu'elle a fait décore la pièce principale et elle a même poussé le vice jusqu'à faire toute seule un papier peint vert à motifs sur un des murs (et je vous garantis qu'il s'agit bien là d'une création de sa pomme : les lapins et les chasseurs ne sont pas un motif que l'on doit trouver aisément dans le commerce). Mieux encore, Uranie a le don de recevoir (8 personnes !). Du coup, chez Uranie, c'est tout p'tit... mais c'est sympa !


Note pour plus tard : prendre Uranie comme architecte d'intérieur.

jeudi 4 octobre 2007

La première preuve

La première pierre de la démonstration rigoureuse de la beauté du climat breton est enfin posée.



Et quand je pense que ce sondage a été réalisé sans trucage... c'est bô. Tout simplement bô !

Le prochain sondage ne parlera pas climat. Mais que l'on se rassure tout de suite : le sujet reviendra, pour sûr !

mardi 2 octobre 2007

Un très joli concept

Cela se passe de commentaires... sauf celui de citer l'artiste inconnu qui a fait cette très belle image : Evil Homer (tout de suite, on perd en poésie).

[Zone du commentaire dont on se passe.]
Image de Evil Homer (site de deviantArt)

mardi 25 septembre 2007

Blog'notes et sondages

Et voici les glorieux résultats du premier sondage effectué sur ce blog'note !



Compte tenu de ces résultats, attendez-vous à être sondés fréquemment afin d'exprimer des opinions que personne ne pourra légitimement croira. En prime, par la magie des paradoxes, l'absence de crédibilité de ces sondages vous permettra sans aucun problème d'être franc. « C'est-y-pas beautiful, ça ? »

Allez, zou. Une nouvelle question rien que pour vous !

On est trahi que par ses mails

Les messageries électroniques, c'est vraiment ben p'us c'que c'était !

Dans mon jeune temps, lorsque l'on envoyait un courriel, on tapait du texte avec une hideuse police de caractère (à casse fixe). Pas de gras, d'italiques, de liens, de photos, de couleurs. Que du sens, des smileys et rien d'autre ! Notons en passant qu'il n'y avait pas non plus de messages vantant les mérites d'aider à sauver l'argent de veuves de truants millionaires vivant au Mozambique. Le pied, quoi !

Mais les moeurs ont évolué. Maintenant, une messagerie (surtout celle du boulot), ça envoie et reçoit tout et n'importe quoi au format HTML. Surtout n'importe quoi, en fait.

Tenez, pas plus tard que ce lundi, j'ai envoyé le message du 21 septembre à deux collègues du bureau. J'ai fait pour cela un bête copier-coller de la page, titre compris. Ce que j'oubliais ici est que le titre de ces messages contient un lien HTML direct avec ce blog'note et que la messagerie garderait précieusement ce lien lors de la copie. Par conséquent, une heure plus tard, j'avais deux lecteurs de plus bien malgré moi. ^_^


Note pour plus tard : souligner deux fois Outlook dans la liste des trucs que je n'installerai jamais sur mon ordi.


PS : en parlant de smileys, ces derniers viennent de fêter leur 25 ans il y a quelques jours ! m(_ _)m

vendredi 21 septembre 2007

Sans informatique, point de vie trépidante

21h16, Paris. Sept personnes cogitent dans un bureau. Les bons observateurs noteront ici la présence de carambars, mis à la disposition de tous. Ce signe ne trompe pas : il s'agit là d'une situation de crise. Depuis une bonne heure, la pièce — autant dire le monde entier pour ces sept personnes — a basculé dans une ambiance de cauchemar.

Un responsable informaticien, bidouilleur génial parlant un langage plus cryptique que du Lisp, s'est déplacé pour l'occasion et participe à la scène. Son avertissement, pour une fois, a été clair : faut lui envoyer les données avant 21h22, dernier délai. Sinon, même lui ne pourra nous aider face aux semi-divinités responsables de la planification des travaux sur la Grande Machine au centre du système informatique. Derrière cela plane une autre menace obscure et effrayante : si ça ne passe pas... on n'ose même pas imaginer.

Les réactions de présents sont épidermiques. La chef a pris son parti de suivre le match de rugby France-Irlande en ligne et tente de se faire une raison sur la suite fatale des événéments. Une autre personne du service commence un travail annexe pour corriger une légère anomalie et, plus vraisemblablement, pour ne pas voir l'horreur se produire sous ces yeux. Quatre d'entre nous ont cependant choisi le duel avec la bête, observant et commentant les réactions d'un ordinateur astucieusement sous doté en capacité de traitement par notre société. Nous fixons l'écran et espérons que ce $@#%& de logiciel va enfin accepter d'obéir. Un nouvel essai, probablement le dernier possible, est fait.

Il faut que ça passe ! Ne serait-ce que pour éviter au gars devant le clavier de vouloir se manger les mains par dépit. Le temps s'écoule, solennel. Nos yeux suivent des barres de progression et un sablier qui tourne, tourne, tourne... Plus personne ne cause. La tension ne montera guère plus (sauf à ce que quelqu'un hurle à la mort). Tout est suspendu à une ridicule animation de pointeur de souris.

Et voilà que le sablier disparaît ! Quel choc atroce, ce vide soudain. Nos cerveaux fondus détectent lentement l'anormale normalité. Pourtant, nous devons l'admettre enfin. C'est fini ! Tout a enfin daigné fonctionner, sans erreur ! Deux semaines de travail intensif se terminent trois minutes avant le moment fatidique. Enfin, nous avons pu faire insérer quelques milliers de lignes de précieuses données dans une table par Access...


Note pour plus tard : ne plus jamais exercer un travail où Access joue un rôle à un moment crucial.

mercredi 19 septembre 2007

Mon bon fond

Cela pourra surprendre mais mon bon fond date de ce mercredi. Il m'est d'ailleurs si agréable à l'oeil que je vous le mets à disposition. ^_^


Merci donc à Neo Archangel — illustre inconnu — pour les quelques secondes de zen qu'il va m'offrir tous les matins lorsque l'ordi du boulot va s'allumer.


Pour les amateurs, voici mon fond d'écran à domicile. Plus sobre, il s'agit d'une photo de la mer en Bretagne... sans aucun traitement d'image (cette remarque vaut pour les plus sceptiques d'entre vous sur le sujet de l'excellente qualité du climat breton).

dimanche 16 septembre 2007

In nomine PtitNoteuris

Aujourd'hui, j'ai ajouté à la liste des blog'notes figurant sur ce site deux entrées : celui de Janus et celui de Clio.

Dans le cas particulier de Clio, ce blog'note est le tout dernier né - ce jour même d'ailleurs - d'une lignée de cinq : un par phase de sa vie depuis 2004.

Chose inattendue, j'ai interféré «à l'insu de mon plein gré» avec ce geste créateur. En effet, afin de respecter mon édit sur la manière de nommer les gens, j'ai cherché un nom pour Mam'zelle Clio... avec le résultat que l'on sait. Du coup, à l'annonce de mon choix, Clio aux mille noms a choisi de se nommer Clio sur son Carnet. C'est que ce serait presque flatteur pour ma pomme, ça !

Diable ! Malgré moi, quel manipulateur je fais ! ^_^

Ficus savant

Il m'arrive de temps en temps de faire une coupe de printemps à un ficus que j'ai depuis que je suis parisien. A peine haut d'un mètre quand je l'ai acquise, Circé - mon ficus a un prénom - a amplement prospéré et est désormais plus grande que moi (ce qui n'est pas peu).

Or donc, grâce à cette coupe printanière, cette jungle tentaculaire en devenir me fournit régulièrement des rameaux... que je plonge dans l'eau : on ne sait jamais. En général, suit une longue phase où j'oublie le rameau. Vaille que vaille, il se met à faire des racines. De loin en loin, je pense à compenser le niveau d'eau et il s'en contente.

Sauf que cette fois-ci, j'ai laissé le rejeton très longtemps dans l'eau. Il a commencé d'ailleurs ces derniers temps à me faire légèrement la gueule pour me rappeler à mes obligations.


Le plus surprenant fut de sortir de son verre la bestiole. Ce diable de ficus a tellement travaillé que les racines suivent fidèlement le modèle du verre qui les a limités pendant plusieurs mois ! Mieux encore, il tient la station verticale sans aide aucune. Ceci dit, afin de ne pas être poursuivi pour atteinte aux bonnes moeurs végétales, j'ai planté ce soir ce ficus et respecte ainsi les traditions millénaires décrétées par je ne sais quels lointains jardiniers obscurantistes.


Notons cependant ici, cher lecteur, que la station verticale constitue un stade important de l'évolution. Ceci permit en effet à un proche cousin du singe de passer du stade d'animal inoffensif à celui d'animal savant (manipulant des bombes atomiques et d'autres concepts marrants - puisque très anecdotiques - si on se place à l'échelle de la galaxie). Avec un peu de chance, je ne désespère donc pas de pouvoir un jour avoir de saines conversations enrichissantes avec des ficus qui se tiendront debout tous seuls.


Note pour plus tard : songer à se reconvertir dans la psychologie pour ficus savants.

jeudi 13 septembre 2007

Bizutage

Une collègue de travail rentre dans mon bureau avec un grand sourire. Comme dans une séquence d'un téléachat vantant un délicat épluche-kiwi chromé de 15 kilos, un tel sourire ne peut guère qu'accompagner qu'un crime contre l'humanité (ou la kiwicité). Ici, deux ramettes de papier A4 couvertes de chiffres.


Après avoir soupesé la bête de mes p'tits bras virils (parce que velus plutôt que musclés), j'écoute cette collègue m'annoncer avec un air de compassion feinte que je dois traiter ce tas de feuille, en négligeant de dire comment.

Quelques minutes après, en en parlant brièvement avec un autre chef d'équipe, je vois ce dernier hocher la tête avec un «la dernière fois que je l'ai fait, ça m'a pris une semaine». Poliment, je hoche la tête... un peu surpris mais pas effaré.

Une heure après réception du colis et évacuation des tâches courantes, je me prépare donc à attaquer la bête. D'ailleurs, cela tombe d'ailleurs très bien : le chef de ma chef a envoyé un message sur le sujet pour dire combien cette année il ne fallait pas se louper avec ce listing.

Ici intervient mon passé sombre, mystérieux et traumatisant d'étudiant breton. Lors d'un stage de six mois sur l'île de Guernesey, armé d'un crayon gris et d'une gomme, je devais quotidiennement pointer (au propre et au figuré) de longues feuilles de données pour les valider... Guernesey a gardé de moi des dizaines de milliers de points sur des feuilles. Par comparaison, les deux ramettes, «piece of cake» ! Je confesse cependant qu'un réflexe me fit photographier ce tas de papier pour blog'noter sur le thème de «mon métier, c'est pô une vie».

Lorsque la collègue me voit donc revenir pour lui demander sereinement comment on s'attelle à ce boulot, elle me dissuade vite. Elle ne peut tenir plus longtemps : tout cela n'était qu'une blague, qu'ils s'attendaient tous à me voir pester - chef de ma chef inclus - et qu'ils en avaient apparemment eu pour leur frais.

Le bizutage a ainsi échoué !

Victoire... enfin presque. Car j'ai surtout montré une capacité fâcheuse à ne pas contester des ordres débiles. Je parie volontiers que tout ceci va me permettre de récupérer toutes les tâches ingrates... Aaargggggg ! ^_^


Note pour plus tard : penser à me forger le réflexe conditionné de systématiquement hurler de terreur lorsque je vois une ramette de papier.

lundi 10 septembre 2007

Obscur Musée d'Orsay

Le Musée d'Orsay propose ces derniers temps une exposition temporaire passant plutôt inaperçue : «les Expositions Universelles». Plus exactement celle de 1889 qui vit poindre la Tour Eiffel et celle de 1900.

Cette exposition prend bien peu de place mais présente des dessins merveilleux : de grands plans d'architectes pour les bâtiments souvent éphémères de ces expositions. Je ne résiste pas une seconde à l'envie de vous montrer une photographie d'un de ces plans. Pour une fois, vous aurez même une photo de grande taille tant je reste admiratif de ce type de travail.

Un projet pour un bâtiment de l'Exposition de 1900
L'observation des plans fait ressortir la douce folie des architectes d'alors : vastes serres, omniprésence du fer, multiplicité des décorations (statues, blasons, mosaïques, parfois même un vélum comme c'est le cas ci-dessus). Tout ceci rappelle fortement l'ambiance des Cités Obscures. À n'en pas douter, leurs urbatectes se sont anonymement déchaînés pour ces Expositions.

S'il fallait un seul exemple de l'audace de ces architectes, je présenterais celui-ci : un projet d'aménagement sur la Tour Eiffel. Je vous évite d'ailleurs quelques projets concurrents dont un revenait à faire aboutir le pont du Trocadéro au niveau du premier étage de la Tour...

Projet pour assimiler la Tour Eiffel
Une fois l'exposition visitée, alors que je revenais vers l'espace principal du musée, un sentiment de «déjà vu» m'est venu. Et pour cause, comme je l'ai appris en tapant ce message : la gare d'Orsay date de l'époque date de 1898. La verrière, les moulures et l'imposante horloge rappelaient que ces architectes ont parfois réussi leur tonitruant coup d'éclat !



Note pour plus tard : ah... si seulement je savais dessiner comme eux.

dimanche 9 septembre 2007

Paris, la nuit - 1

Etant passé devant St Vincent de Paul la nuit dernière (après le Trivial), j'ai pris quelques images grâce à l'appareil photo toujours tapi dans ma besace. Du coup, j'en profite : je vous présente deux photos faites de nuit à Paris.

St Vincent de Paul
Un banc du jardin Villemin
La chronologie étant une variable aléatoire de ce blog'note, je tiens à préciser que la seconde photo date du 6 janvier. Et si vous ne voyez rien sur cette dernière, considérez que le contraste et la luminosité de votre écran sont cliniquement morts.


Note pour plus tard : tester plus souvent les capacités de l'appareil sur des clichés de nuit.

Trivial... quoique.

Samedi soir, j'ai tenté un Trivial Poursuit (Edition XXIe siècle) en équipe. Pour que j'en parle ici, il ne peut être question que de défaite sensationnelle. Dont acte.

Pour bien comprendre le phénomène au coeur de cette lamentable déroute, voici le type même de question qui tomba sur mon équipe. Question géographie : « Que signifie le mot "puszta" en hongrois ? »

Je crois que preuve est faite que notre bérézina s'explique soit par un hasard fort déplacé et injuste, soit par l'imagination abyssale d'un créateur de question domicilié dans un asile. Vous en conviendrez : qu'est ce que l'Univers ne ferait pas pour m'empêcher de gagner !

Au fait, le saviez-vous : la réponse à la question susmentionnée est «désert» (merci à la personne m'ayant rappelé cette méthode de dissimulation m'évitant bien des soucis au clavier).


Note pour plus tard : ne jamais devenir créateur de question pour le Trivial.

samedi 1 septembre 2007

Espèce de préfacier !

Pourquoi faut-il que des éditeurs usent des services criminels de préfaciers ?

En effet, pourquoi diable faut-il que d'illustres inconnus vous gâchent le plaisir de la lecture en faisant un tel éloge de l'ouvrage que ce qui suit va vous décevoir ? Pourquoi faut-il aussi qu'ils dissèquent et exhibent les détails importants de l'intrigue à venir ?

Sur les deux derniers bouquins que j'ai commencé, j'ai eu le droit aux deux déconvenues citées. La préface du livre de SF vantait en l'auteur un visionnaire excellent (que voilà d'ailleurs une gageure terrible pour un auteur). Je fus bien entendu déçu de ne point trouver l'excellente tant vantée. Sans cela, la lecture aurait pu être agréablement surprenante. Quant à la préface du «Comte de Monte-Cristo» de Dumas, j'en lisais deux pages avant de regretter amèrement mon choix. Le préfacier me donnait tous les éléments de l'intrigue pour passer outre les trois cent premières pages de l'ouvrage... Quand je pense à ce débile profond, lettreux savant qui s'écoute écrire et qui n'a jamais pu imaginer que la découverte d'un texte fait partie intégrante de la lecture, je frémis. Zut à toi, crétin de haut vol !


Note pour plus tard : la préface non, la postface oui.

vendredi 31 août 2007

De Sabine à Sabin

Une page de ma vie professionnelle se tourne. Quand bien même cela reste un changement volontaire en interne et quand bien même je rejoins des personnes que je connais pour la plupart, j'ai l'impression de perdre beaucoup.

En fait, je dois la réalisation instantanée de cette situation à un présent qui m'attendait confortablement assis sur mon ordinateur. Etant arrivé tardivement, je n'ai trouvé d'autre comité d'accueil que lui. L'effet fut radical car je ne m'attendais vraiment pas à cela.

Sabin
Je dois ce chien démesuré à Sabine, ma collègue de bureau, mon binôme à ce poste que je quitte. Sabine avec son énergie phénoménale, ses enfants, sa volonté terrible, sa bonne humeur contagieuse. Je la reverrai bien entendu, mais pas au quotidien. Comme qui dirait, «plus rien ne sera comme avant» et ce chien exprime une bonne part de cela. D'ailleurs, Sabine m'a laissé Sabin - ainsi l'ai-je nommé - ce chien qui fait à moitié la tronche afin que je me souvienne d'elle, qui fait aussi la tronche. Imaginez un peu : lorsque j'avais annoncé à Sabine que je partais, elle en avait eu les larmes aux yeux ! Tout ceci pour vous que j'ai ressenti un gros pincement au coeur en découvrant Sabin ce matin.

Du coup, le soir, en déplaçant tout seul dans des bureaux presque déserts mes p'tites affaires d'un service à l'autre (un étage plus bas), je devais être un peu cafardeux.


Note pour plus tard : ne pas oublier l'anniversaire de Sabine pour me venger de ce geste émouvant. Ne pas oublier !

dimanche 26 août 2007

«Ratatouille»

Mon été cinématographique 2007 aura été surtout celui des dessins animés. Et Ratatouille conclut à merveille cette belle série estivale. Certes, il plonge dans le caricatural, le rose bonbon et le gentil... Mais les trouvailles de tous ordres, le rythme parfois endiablé et la réalisation impeccable ne laissent pas le temps de prendre en grippe ces détails convenus pour un Disney. Imaginez un peu : j'ai même ri à quelques reprises.

Tant que j'y suis, mention spéciale du jury à Anton Ego et sa délicieuse froideur !

samedi 25 août 2007

Les deux Enez Eusa

Arte a encore frappé. Ce samedi soir, alors que j'avais décidé de ne rien faire d'autre que de coder comme un geek associatiophile, je suis tombé nez-à-nez avec un spot annonçant un reportage de Géo sur... Ouessant. Plus précisément, un reportage qui allait évoquer l'Enez Eusa («l'Île d'Ouessant»), le bateau qui relie le continent à l'île d'Ouessant et à Molène.

Dieu sait qu'il ne se passe rien de palpitant sur ces îles plus peuplées par les mouettes que par les hommes... et pourtant, je suis resté regarder ce long reportage comme les menhirs regardent passer la tempête.

Devant ma télé à Paris, j'ai reconnu Brest et au loin le Cour d'Ajot. Je me suis rappelé avec les images le bateau, les îles battues par le vent, le phare noir et blanc du Créac'h. J'ai écouté l'accent breton (il existe) qui rend si charmantes les «causeries» sur le temps qu'il fait. Un très vieux père et son fils parlaient ainsi à demi-mots sur la journée qui s'était écoulée : les silences qui venaient à l'improviste valaient presque plus que les mots. Un anglais resté sur l'île ajoutait également une pointe d'accent délicieux à ce reportage.

Bizarrement, ce film sur ce presque rien de Terre qu'est Ouessant m'a plu. En le voyant, j'étais incroyablement fier de ce bout de Bretagne maritime et des gens qui y vivaient. Et dire que je ne pensais pas être si farouchement breton que cela !


Note pour plus tard : pourquoi ne pas passer par Ouessant dans l'année qui vient ?

jeudi 23 août 2007

Qui ne dit mot code

Ces derniers jours, je n'ai rien écrit sur ce blog'note. Je me suis en effet fait à nouveau embrigader par une association, l'AIMP pour ne pas la nommer, pour bidouiller une base de données en ligne (MySQL+PHP). Cette raison expliquait déjà mon énorme activité en ces lieux durant les mois de mai et de juin dernier.

Heureusement, les responsables de cette association commencent à être un peu moins «tout fous». Peut-être suis-je arrivé à leur faire comprendre que j'ai besoin d'un peu de méthode de leur part pour ne pas faire et défaire cette base.

Quoiqu'il en soit, il ne me reste plus beaucoup de travaux «intensifs» à effectuer pour l'association (du moins pour un ou deux mois). Bientôt, je pourrai donc reprendre une activité clavardesque normale et récupérer mon retard. Il y sera question de magie, de JDR et de Montsouris.

D'ici là, vos nouvelles sont les bienvenues !

mercredi 22 août 2007

Parc Montsouris, un 22 août

Dans notre série «vive les nuages et la pluie», voici en témoignage deux images du parc Montsouris.


Un héron cendré
L'incorrigible breton (tendance climatique dure) que je suis vous dira que j'ai trouvé cela très reposant : il n'y avait à ce moment-là d'autre bruit que celui des gouttes d'eau. L'endroit semblait hors de Paris et du temps.


Note pour plus tard : persister à défendre la pluie en été.

mardi 21 août 2007

Ciel parisien - 1

Le ciel à Paris se résume souvent à une p'tite portion du champs de vision. La hauteur des immeubles haussmanniens, les arbres et la largeur des rues n'en laissent guère voir qu'une balafre cruellement découpée.

Ce phénomène fait tellement partie de l'ordinaire parisien que personne n'y pense. Cela rappelle l'illusion d'optique du vase : nous ne voyons qu'un vase là où il faudrait voir aussi les deux visages silhouettés par le vase. Dans mon cas, il a fallu que j'arrive un jour à la gare de Brest pour réaliser combien nous étions privés de ciel à Paris. À peine étais-je sorti de la gare que la moitié de ce que je pouvais voir était constitué d'un vaste ciel breton ! Un tel contraste m'a frappé et m'a conduit à mon retour à Paris à chercher à observer plus ce si discrêt ciel parisien.

En exemple, voici deux photos (la première date du 25 avril, la seconde de ce jour).

Pyramide du Louvres
Saint Laurent


Note pour plus tard : ajouter d'autres photos du ciel.

mercredi 15 août 2007

«Le prestige» de Christopher Priest

Il est très rare que je lise un livre à la suite d'un film. Je crois me souvenir que c'est le site du Cafard cosmique qui m'avait donné envie de le lire. La surprise fut bonne : le livre s'écarte suffisamment du film pour que cela en vaille la peine.

L'histoire, présentée sous forme de plusieurs journaux intimes, devient parfois quelque peu obscure. Et pour cause ! Après tout, le texte nous présente les journaux de magiciens de la fin du XIXe siècle parlant de leur métier et de leur terrible rivalité... les sous-entendus ne pouvaient qu'être nombreux ! Toutefois, les textes s'éclairent les uns les autres... et donnent envie de relire bien des passages des autres textes.

La vérité est mouvante, les fausses pistes nombreuses. Ainsi, l'auteur, ironiquement, nous place dans la situation du spectateur d'un magicien : on veut revoir le tour et de trouver le truc. Et c'est sans doute cela qui explique la réussite de ce livre, prestige du tour de Priest.

« J'ignorais comment il faisait ! Pourtant, je l'avais vu de mes yeux, je l'avais regardé, moi qui savais regarder un illusionniste au travail, j'avais prêté attention à tout ce dont un prestidigitateur se sert traditionnellement pour tromper le public. Furieux que ma meilleure illusion eût été copiée; plus encore furieux qu'elle eût été améliorée. Le pire, cependant, me semblait mon incapacité à déterminer comment une telle chose était possible.

Nous avions là un homme seul. En un seul endroit. Qui apparaissait en un autre endroit.»

Christopher Priest, Le prestige.


dimanche 12 août 2007

Le musée de la magie

Voici un tout p'tit musée parisien. Situé dans des salles voutés en sous-sol du côté du quartier du Marais, il se compose de sept salles biscornues et présente des affiches, des accessoires et des illusions d'optiques célèbres qui évoquent la magie du XIXe siècle (plus que celle du suivant).


Ce musée propose surtout un p'tit spectacle de magie où sont montrés des tours classiques mais toujours bluffants : des balles en mousse disparaissant dans des gobelets, des cordes coupées qui se ressoudent, des cartes intelligentes qui vous retrouvent la carte que vous avez tiré du jeu. Tout le monde y trouve son compte : les plus jeunes sont fascinés, les plus vieux cherchent le truc...

Parmi les objets présentés, celui-ci mérite amplement sa place ici : «la machine à ne rien faire», sympathique manivelle à taquet que l'on peut faire tourner à loisir sans rien en tirer.

samedi 11 août 2007

Au p'tit cahoua

Pour ceux qui aiment les restaurants, je laisserai ici à l'occasion les adresses que je trouve sympathiques. Voici donc une première bonne adresse de restaurant marocain (en attendant d'en tester d'autres) !

Au p'tit cahoua
24 rue des Taillandiers
75011 Paris
(métro Bastille ou Breguet Sabin)


jeudi 9 août 2007

Zombiman

J'étais nulle part. Et de toute façon je m'en fichais, je n'en avais pas conscience. Pour ainsi dire, je me reposais de moi. On s'en doutera volontiers : cela ne pouvait pas durer. Un «p'tit rien» non identifié a suffi à briser la magie du moment.

À partir de là, mon cerveau s'est rebellé et a lentement repris ces droits en balançant alors un commentaire mal avisé de type «fnnnnaaaa». À l'écoute de ce commentaire interne, mon cerveau — encore lui — se devait aussitôt de le traiter. Pour cela, il se mit à agiter des paquets de neurones. Ils conclurent à un dramatique «fneeefnnnnaaaa ?».

De fil en aiguille, d'autres parties du cerveau se joignirent à la partie, essentiellement celles qui conservaient pieusement la mémoire et le langage. En un rien de temps, la boucle de rétroaction lancée par le «fnnnnaaaa» primordial aboutit à des phrases aussi fondamentales que «Où suis-je ?», «Qui suis-je ?», «Quelle heure est-il ?». Arrivé à ce niveau d'activité mirifique, mon organisme se rappela discrêtement à mon attention. Je redécouvris la vision. Le paysage des paupières étant des plus désertiques, j'ouvris enfin les yeux en persistant à me demander quelle heure il était. En prime, il faisait nuit. Ce n'était le scénario prévu.


Je regardais le réveil et constatais un minuit et demi bien avancé. Cela faisait donc une heure que je dormais. Mais pourquoi ce réveil ? Je n'eus pas à réfléchir longtemps pour découvrir l'origine du problème de sommeil : un bourdonnement irrégulier attaquait mes pauvres p'tites oreilles qui, elles aussi, se faisaient lentement mais sûrement recâbler au reste du système nerveux.

Je percevais au fur et à mesure dans ce bruit des mots. Des mots qui étaient dits de plus en plus fort par une voix masculine dans la pièce voisine. Ainsi, malgré moi, je commençais à décrypter des paroles, un monologue passionné. Il contait avec force conviction dans le ton la folle aventure de personnes qui roulent à 350km/h sur des circuits automobiles. Croyez-moi : vous n'imaginez pas le bonheur de se savoir réveillé par un adepte des sports automobile qui ne connait pas la portée de sa voix... surtout quand on apprécie vraiment pas les sports susmentionnés.

Un quart d'heure plus tard, la voix — celle d'une connaissance de Verdandi — persistait sur bien d'autres sujets que je renonçais à déchiffrer pour éviter des conséquences psychologiques durables pour moi ou un meurtre à coups de harpe celtique pour lui. Vaincu, totalement vasouillard, je me levais donc avec la certitude absolue de ne pas pouvoir me rendormir avant un bon moment (dont acte : il fallut trois quart d'heures pour que je dorme à nouveau). Vieux de cent ans, je suis sorti de ma chambre avec un mug en mettant par étape un pied devant l'autre. Par réflexe, j'allumais la lumière de la cuisine et fus aussitôt aveuglé.

Alors que j'arrivais à l'évier éblouissant, Verdandi vint voir ce qui éveillait son colloc'... J'imagine qu'elle dut constater les dégâts irrémédiables causés par un sommeil brisé et la lumière aveuglante de la cuisine. Rares sont les personnes qui ont pu observer de près l'être alors le plus proche d'un mort-vivant filiforme en pijama. Fort civilement, elle s'est inquiétée du volume de la conversation, ce que d'aucuns verront comme un réflexe de survie afin de ne pas étudier l'apparance de son colloc' changé en croque-mitaine. En personne parfaitement imprégné par son rôle (et pour cause), je ne sais même plus ce que j'ai dit. Il est des plus probables que j'ai fort admirablement coassé ou grogné, admirablement soutenu en cela par ma gorge en papier abrasif. Peut-être ai-je lâché un «fnnnnaaaa» amélioré. La honte pour sept générations en somme. ^_^


Note pour plus tard : bloody jeudi !

mercredi 8 août 2007

Chronologiquement vôtre

Ce matin, en tapant «je suis suivi», je me suis rendu compte que mes p'tits messages se suivaient les uns derrière les autres et ignoraient royalement l'ordre chronologique : le message parlant du dimanche soir venait après celui parlant du lundi après-midi. Quelle horreur !

Je vais essayer de vous tenir cela un peu mieux à l'avenir. Je viens en effet de découvrir que Blogger gère un système des brouillons. Ces derniers ne sont pas publiés mais ils prennent bien date. Du coup, mes messages seront bien datés par rapport aux événements lorsque je les publierai.

Il ne me reste donc plus qu'à éviter de les publier avec trois mois de retard... Gomen nasai ! m(_ _)m

Je suis suivi

Ils sont partout. Dimanche soir, suite à un joyeux repas d'anniversaire sur les toits de Paris, je prends tranquillement le métro avec Vehuel et Nergal. Après quelques arrêts, les voilà. Ils sont quatre. Ils ont des visages déformés par la folie. Evidemment, Ils portent leurs armes de destruction massive bien en évidence. Ils n'hésitent même pas à s'en servir durant toute la durée de leur séjour dans la rame. Afin de ne pas choquer les plus sensibles d'entre vous, je n'évoquerai pas ici mes souffrances tant physiques que morales.

En vérité, je vous le dis : depuis que j'ai dénoncé avec d'autres leur crime contre l'humanité, une foule d'hystériques de cet instrument honnis qu'est le djembé (peut-être tous) me persécutent ! Et, de fait, Ils sont partout. Ils m'en veulent. Et, pire encore, Ils ont toujours l'air heureux.


Note pour plus tard : clouer un djembé mort sur la porte.

lundi 6 août 2007

Fenêtre sur la société

Ce lundi, sur une idée de Verdandi, nous sommes allés observer les rouages d'une insitution fameuse entre toutes : la Justice. Nous nous sommes donc rendus sur l'Île de la Cité et avons rapidement trouvé le Tribunal de Grande Instance, plus particulièrement les chambres correctionnelles.


Les lieux, ouverts au public, s'avèrent imposants et l'architecture classique présente peu de distractions pour l'oeil : le faible éclairage, le bois et le marbre rendent les lieux solennels.


La salle d'audience elle-même est quelque peu singulière : très haute de plafond, couverte jusqu'à mi-hauteur d'un bois sculpé très sombre que je n'ai guère vu que dans des églises en de telles quantités. Les deux seules décorations notables consistent en un lustre aux multiples globes et en une gravure blanche de la Justice avec une balance. Hormis ces éléments, la salle se veut presque strictement fonctionnelle : bureaux, box des accusés, rangées de banc.

Là, en cinq heures de temps, j'ai assisté à la description de neuf affaires très différentes. Leur seul point commun résidait dans leur date d'effet : dans la semaine précédente tout au plus (des «comparutions immédiates»). Les affaires consistaient en des vols, des agressions physiques, des menaces, un trafic.

Nous sommes arrivés dans la salle pendant l'étude de l'identité d'un accusé par la présidente de la chambre. Cette scène confirma immédiatement l'impression de froide rigueur et de solennité. La présidente incarnait sans conteste son rôle : gestuelle limitée, visage impassible, élocution claire, précise, tranchante pour ainsi dire. Lors de cet après-midi-là, elle nuança fort peu son expression. Tout au plus, fut-elle par moments ironique, cassante, blasée ou impérative. La seule trace de sympathie réelle clairement affichée par la présidente fut d'expliquer en termes simples à un accusé apathique ce en quoi consistait sa peine.

La sévérité de l'audience apparaissait aussi dans son organisation. La présidente suivait scrupuleusement une procédure qu'on pourrait résumer ainsi : étude de l'accusé (identité et cadre social), présentation des faits avec questions à l'accusé, écoute du réquisitoire du procureur de la République et écoute de l'avocat de la défense. Les jugements, mis en délibérés, était rendu de façon groupés après de longues suspensions de séance.

Plus que les affaires prises séparément, deux points que l'on retrouvait dans toutes les affaires m'étonnèrent beaucoup. Le premier tenait à la partie administrative de la justice. La question qui prenait le plus de temps se résumait le plus souvent à celle de l'identité. Ainsi, dans trois des cas, l'accusé était connu sous plusieurs noms (ou alias) avec pour chacun un casier. L'un d'entre eux affirmait même avoir quatre noms à son état civil (ce qui causa bien des questions et des incompréhensions). Un autre cas encore posait une difficulté surprenante : il n'existait aucune trace de l'homme dans les papiers de l'Administration malgré un certificat de naissance; ce point ne fut cependant pas bloquant. A contrario, une autre affaire fut reportée après observation de l'absence de représentation des victimes : ces dernières n'avaient pu être contactées.

Un second point, encore plus marquant, apparut au fur et à mesure des présentations des affaires : les personnes accusés avaient de nombreux points en commun. Le prétoire vit passer essentiellement des récidivistes. Sur les dix personnes qui ont été jugées, il n'y avait qu'une qui avait au casier judiciaire vierge ! Tous les autres présentaient invariablement des listes de «p'tits délits» généralement répétés. Dans un cas, la lecture du casier tourna à la litanie, l'accusé indiquant d'ailleurs qu'il avait été condamné avant les années indiquées dans le casier...

Les situations de ces différentes personnes décrivaient une part de notre société bien mal en point : un ensemble de gens très peu éduqués ou au bout du rouleau ou bien tentant vainement de se réinsérer malgré leur casier. L'un d'entre eux se révéla presque complétement apathique, «diminué», de l'aveu même de son avocat. Reflet de nombre d'inégalités, la très large majorité des accusés étaient d'origine étrangère. Certains prenaient de la drogue, d'autres tentaient vainement d'en finir avec l'alcool, un autre enfin venait tout juste de sortir de prison (et il revenait dans les bras de la justice après un vol pour tenter de subsister).

Cependant, inflexible vis-à-vis de ces situations difficiles, la justice garda surtout à l'esprit les casiers judiciaires : les peines furent lourdes dans la plupart des cas. Il n'était pas ici question de guérir, d'aider ou de réparer; il s'agissait ici de juger et de punir. Les autres actions étaient sans doute laissées aux bons soins du juge d'application des peines et aux éventuelles associations d'aide ou de réinsertion... Enfin je l'espère car jamais je n'ai aussi bien compris la maxime : dura lex, sed lex.



Note pour plus tard : l'instruction civique se fait bien quand elle se base sur du vécu.

mercredi 1 août 2007

La télévision peut faire du bien !

Chose très très rare, j'ai passé deux heures de ma soirée devant la télévision. Aussi, autant y aller de mon p'tit sermon guère innovant sur l'idée de base : Arte, c'est bô. Il faut tenter absolument l'expérience de temps à autre (ne serait-ce qu'en regardant «Le dessous des cartes», émission si bien fichue).

Pour ma part, je ne me passionne pas pour la Guerre 39-45. Loin s'en faut. Le reportage de ce soir évoquait la vie et la carrière de Rommel. Ma mémoire n'avait retenu de ce maréchal que le surnom «Le Renard du Désert». Le fait qu'il était du côté allemand en faisait un vilain parmi tant d'autres. Et voilà que je découvre une partie de l'homme et du soldat, que j'apprends comment la propagande utilisait l'image de Rommel, comment il a désobéi volontairement à des ordres d'Hitler, comment il a été approché pour comploter contre ce même Hitler et comment le régime l'a suicidé et l'a immédiatement couvert d'éloges...

Découvrir des pans insoupçonnés de cet homme et de cette guerre avec des acteurs de l'époque encore vivants, c'est stupéfiant. Entendre parler des vieillards alors secrétaires, simples soldats ou militaires gradés ajoute des dimensions inattendues : oui, ces vieux messieurs allemands, c'étaient eux les Boches... je ne les voyais pourtant pas si humains, si pleins de doute, si capables de dire non à l'autorité politique nazie...

Schindler n'était vraisemblablement qu'un allemand comme beaucoup beaucoup d'autres. Et heureusement qu'Arte nous donne les clés de lecture de tous ces niveaux de gris de personnalités (et d'un conflit) pourtant si aisément réduites au noir et blanc par l'imagerie populaire. Oui, merci pour la leçon d'Histoire.


Note pour plus tard : continuer à allumer la télévision de temps à autre.

lundi 30 juillet 2007

Ironie du sort

Me voici de retour à Paris (accompagné de ma soeur qui part vers le Luxembourg demain matin). Les vacances s'achèvent déjà et la normalité sauvage reprend ses droits. Suite à près d'une semaine d'un temps à ne pas mettre un breton dehors (sauf quelques soirs quand le ciel se dégageait pour on ne sait quelle raison), j'ai eu comme par hasard en quittant les Abers un temps resplendissant. J'ai même pris une photo, témoignage sidérant de cette situation :


Notons d'ailleurs qu'il n'y a pas que la Bretagne qui soit farceuse : Paris y va aussi de sa bonne blague. À peine étais-je arrivé dans la gare Montparnasse, plus exactement dans le microcosme des couloirs de métro, que le premier bruit autre que les bruits de pas ou de conversations que j'eus à supporter fut celui... d'un djembé.

À ce train-là, les mois qui viennent s'annoncent bien, c'est moi qui vous l'dit !


Note pour plus tard : penser à ne plus faire de critique directe ou indirecte sur le climat et sur les... joueurs d'instruments folkloriques.