samedi 11 février 2012

Le chemin vers le mieux

Je vous vois déjà préparer votre lettre de menace, emplie d'un doute atroce : «C'est bien gentil cette année de la harpe mais on ne voit rien venir !».

Erreur, lecteurs ! M'entraînant avec une webcam pour passer une audition de classe, je vais vous faire observer ici les premiers résultats sonores de l'Année P'tinoteuriale de la Harpe. Voici donc les conséquences de plusieurs mois de labeur où la plus grande avancée tient surtout au mois de janvier, comme vous le confirmerait Euterpe si elle écrivait des commentaires sur ce blog'note. Le tout, sous forme d'un avant/après.

Exemplaire de démonstration dit «avant»

Exemplaire de démonstration dit «après»

Attention, cependant, ne montrez pas cette vidéo à des débutants : j'ai hélas osé placer dans le second enregistrement des coquilles ainsi que, plus sournoisement, des positions de main pas très harpistiques (typiquement, la main droite se balade trop haut sur la harpe). Je compte sur vous !

Note pour plus tard : continuer ainsi et poster une vidéo pour le prochain morceau !

dimanche 5 février 2012

Signes des temps

Avoir une cuisine directement reliée au thermostat de l'atmosphère parisienne n'en finit pas de me surprendre. Dans la longue liste des surprises, ce matin, la pâte à tartiner chocolatée s'étale aussi élégamment qu'une plaquette de chocolat dopée au béton armé.

A contrario, la Häagen-glace placée hier midi dans le congélateur du frigo a trouvé le moyen de se changer en une fluide sauce vanillée le soir même. Ce qui est d'autant plus désespérant que, placée quelques heures sur le balcon, elle retrouve presque intégralement sa définition de crème glacée. Et encore plus désespérant quand je me rappelle le temps passé à libérer de sa glace le congélateur cet automne.

On en conjecture donc la Première Loi de la Thermodynamique Restreinte à Ma Cuisine :

« Tout corps sensible à la température plongé dans ma cuisine subit de la part de cette dernière une claque thermique suffisante pour me pourrir joyeusement la vie.»


Note pour plus tard : Häagen-glace au balcon, pâte à tartiner chocolatée aux tisons.

vendredi 3 février 2012

Le Trône de Fer

«L'hiver vient», qu'ils disaient.

Ils, ce ne sont point les journalistes en manque d'actualité trépidante en ces jours d'hiver bien congelés. Ils, ce sont les Stark de Winterfell dont j'ai découvert l'existence grâce à Nolife, référence guickesque perpétuelle.

Donc, comme l'hiver vient, voici le bouquin qu'il vous faut pour tenir le coup. Le livre contant l'histoire des Stark et, plus largement, du continent de Westeros : le Trône de FerA game of Thrones») de George R.R. Martin. Une fois n'est pas coutume, je vous recommande cette lecture avant même d'avoir moi-même fini de lire ce pavé (et ses suites). Je pouvais même vous le recommander chaudement une fois le premier chapitre d'une quinzaine de pages lu : je tombe trop rarement sur des livres qui m'attirent en si peu de pages — pages dotées au passage d'une traduction fleurant bon une connaissance pointue de la terminologie médiévale.

Amateurs de sombres intrigues médiévales, de personnages charismatiques, le tout posé sur un échiquier de la taille d'un continent, viendez ! Et amateurs de génériques magnifiques pour séries télé magnifique, viendez aussi ! Car, oui, une série a commencé à être diffusée sur la base de ce bouquin !

Machinations à l'échelle d'un continent
Générique de la série éponyme (site de Youtube)

Note pour plus tard : se mettre à apprendre l'anglais médiéval car quelque chose me dit que je vais devoir bouquiner en anglais d'ici peu à force de dévorer ce pavé.

vendredi 27 janvier 2012

Très longue rencontre du troisième type

Bon sûr mais c'est bien sang !

La suite interminable de tractations et autres démarches pesantes avec le gestionnaire de biens de l'appartement — qui semble s'achever ce jour avec la fin des travaux tant souhaités — paraît parfaitement justifiée à la lecture de la définition qui suit. Ce gestionnaire de bien appartient à la sournoise race des Vogons !

« [Vogons] They are one the most unpleasant races in the Galaxy — not actually evil, but bad tempered, bureaucratic, officious and callous. They wouldn't even lift a finger to save their own grandmothers from the Ravenous Bugblatter Beast of Traal without orders signed in triplicate, sent in, sent back, queried, lost, found, subjected to public inquiry, lost again, and finally buried in soft peat for three months and recycled as firelighters.

Douglas Adams, The Hitch Hiker's Guide to the Galaxy.

[Les Vogons]. Une des races les plus antipathiques de la galaxie. Pas vraiment méchants mais caractériels, bureaucrates et psychorigides au coeur de marbre. Un Vogon ne lèverait pas le petit doigt pour sauver sa propre grand mère au prise avec la Féroce Blatte Bestiale à griffes de Thral, sans une autorisation en trois exemplaires, signée, transmise, approuvée, rediscutée, perdue, retrouvée, soumise au vote populaire, reperdue et finalement enterrée sous un amas de compost pendant trois mois et recyclée en allume feu.»

Douglas Adams, Le guide du voyageur galactique.


Note pour plus tard : filer l'adresse de mon gestionnaire de bien le jour où on me demande un témoignage sur les p'tits extra-terrestres.

lundi 23 janvier 2012

Faits peu connus

En cette période de nouvel an chinois, il faut ici parler d'un des plus incroyables phénomènes chinois. Pour l'évoquer, il nous faut remonter loin dans l'histoire de la Chine, au tout début.

L'empereur Qin Shi Huangdi, le premier de Chine, après avoir fondé son empire, envoya son général Meng Tian mettre des baffes aux barbares du Nord*. Cette expédition punitive primait sur tout autre sujet, tant et si bien que l'empereur prit la peine de dicter lui-même l'édit la proclamant. Hélas, l'empereur n'avait guère le sens des quantités pour les ravitaillements : l'édit mentionnait en particulier une quantité proprement astronomique d'une denrée fort courante, le gâteau aux amandes (à ne pas confondre avec le carré aux amendes).

Or, les édits de l'empereur valaient loi. Meng Tian reçut ainsi pendant des années des gâteaux aux amandes. Sans cesse, de nuit comme de jour. Et ces gâteaux ne se détérioraient pas ! Le temps passant, il n'y eut bientôt plus assez de place pour les stocker. Meng Tian, en bon général, finit par trouver une utilisation fameuse à ces stocks en les intégrant comme briques dans un bâtiment militaire d'envergure. Ainsi édifia-t-il la Grande Muraille (avec de vrais pavés en montre pour ne pas faire mauvais genre).

L'unique croisement connu des anciennes techniques
martiale, architecturale et patissière

Hélas, les traditions impériales prolongèrent la commande du premier empereur, quelque soit la dynastie ! La Muraille grandit encore et toujours, mais pas suffisamment vite ! D'autres usages palliatifs durent être mis en place : munitions contre les barbares, nourriture pour poisson, pièces pour bouliers, jetons pour jeux de paris...

Seul le communisme marqua la fin de l'impériale production... mais toujours pas celle du problème du stockage. Il fallut quelques décennies pour que l'ingéniosité chinoise trouve la solution. Nous en donner un pour chaque menu pris dans un restaurant chinois.

Sauf que j'ai le même problème que mes donateurs chinois réguliers. Chez moi, ces gâteaux se déversent, s'entassent, s'empilent, commencent à s'ériger en monuments fantastiques et démesurés. Bientôt, mon appartement va exploser sous la pression de ces parpaings miniatures.

Autrement dit, au secours.

Note pour plus tard : le bonheur, c'est simple comme refiler des gâteaux chinois aux amandes à son prochain.

* : Empire, n.m. Ensemble de gens en nombre suffisant pour s'entourer systématiquement de barbares.

dimanche 22 janvier 2012

Face de boue !

Ce qui suit constitue pour moi une première tentative d'analyse des peintures de guerre de nos ancêtres du paléolithique. En aucun cas un masque de boue, comme le supposerait le lecteur non averti. Toutefois, je reconnais que ces peintures de guerre devaient leur donner la peau douce !

Saisissante reconstitution historique

Note pour plus tard : songer à apprendre rapidement à négocier avec Euterpe.

vendredi 13 janvier 2012

Le nœud du problème

Ce soir, j'ai repris mon rite initiatique de la veille. Bien entendu, profondément bouleversé par mon expérience toute récente, j'ai décidé de croiser différentes sources pour exécuter le nœud, telles celle-ci, celle-ci ou encore celle-là. Et force est de constater qu'il y avait autant de nœuds que de sources. Le but, c'est uniquement que le nœud se renforce avec la tension.

Du coup, j'ai décidé de retenir celui présenté par un document pieusement conservé depuis cinq ans : «L'entretien de la harpe», un tapuscrit d'Euterpe. Dix minutes plus tard, un bon peu d'inquiétude en constatant le niveau de tension qu'il fallait à la corde et moulte crainte en entendant le tourillon s'ajuster, c'était fait ! Mélusine avait toutes ses cordes. In Euterpe, we trust !

Il faut dire que le matin même, au Magasin de la Harpe, j'avais retrouvé le même vendeur. Me voyant, il me demanda si je m'étais trompé de corde. Bien penaud, je lui annonçais que non et lui détaillait mes échecs de la veille. Je le rassurais cependant : j'indiquais avoir appris de mes erreurs et que cette fois-ci serait la bonne. Pas de doute possible !

En sortant du magasin je compris que l'échec m'était interdit car le vendeur me dit avec un grand sourire : «à demain

Note pour plus tard : après les nœuds de harpe, apprendre les nœuds coulants...