dimanche 1 avril 2007

Ultra moderne convivialité

Des fois, il faudrait que je m'abstienne de persister. Pauvre débile que je suis : penser que le gala professionnel prévoirait enfin - comme annoncé - une zone tranquille pour pouvoir discuter tranquillement tient de l'autoablation cérébrale.

Imaginez. Vous vous munissez d'une bande de cadres (puisque le vague thème de la soirée est leur métier) et d'un paquet d'étudiants. Vers 22h30, vous les faites payer à l'entrée de locaux « chicos » mais guère volumineux et vous saupoudrez le tout de quelques open bars et de haut-parleurs déversant de la musique à fond les manettes. Vous obtenez alors une boîte pour cadres avec, dans une pièce ou deux fort mal isolées, quelques tables et chaises...

Résumons l'ambiance : une masse informe et tassée de costards se pavanant, dansant et cherchant parfois stages/emplois/grouillots/clients, un ensemble de robes qui montrent plus qu'elles ne suggèrent, un vivier de prochaines épaves au champagne. Et au-dessus de tout cela, un raffut d'enfer faisant tourner court toute discussion.

Enfin, hormis le fait de constater que mentalement « j'suis trop vieux pour ces conneries », j'ai tout de même réussi sur un point : beugler deux ou trois mots avec quelques personnes et apprendre ainsi qu'il y aura d'ici peu un mariage et une naissance.

Note pour plus tard : ne plus aller au gala professionnel. Si à l'avenir je souhaite voir des personnes que j'apprécie (en particulier la personne qui attend un heureux événement), je ferais de la convivialité à l'ancienne : je les inviterais à manger.

3 commentaires:

spondy a dit…

Hum, références à l'Arme Fatale (d'ailleurs ton lien ne fonctionne pas) et à Parker Lewis. J'approuve ton background culturel, tu ne peux pas être entièrement mauvais ;-)

le Spib a dit…

La correction est faite, honorable Spondy.

Pour les références, il fallait bien que je rende à du monde ce qui lui appartient : je serais un sacré cleptomane sinon. :-)

Davida a dit…

Good post.