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samedi 10 décembre 2011

Grand sifoch'ell

Que ceux qui ont lu «sifochel» lèvent la main. Il faut le prononcer «siforel», bande de non bretonnants (ou non brittophones).

Mais qu'est-ce donc qu'un sifoch'ell ? Tout d'abord le surnom affectueux dont ma mère m'a gratifié pendant mon enfance, mon adolescence et toute la suite. Et là, vous v'là bien avancé.

Mais moi aussi, j'étais bien avancé ! J'ai ignoré pendant des années le sens de ce mot, son orthographe et même son origine bretonne. Jusqu'à ce samedi en passant dans un magasin présentant dans un de ces recoins un bouquin sur les bretonnismes, ces expressions de chez nous. Car, évidemment, après les ch'tis, fallait bien qu'il soit mode de parler des bretons (en évitant surtout de mentionner les normands en passant).

Du coup, voici le mystère enfin éclairci : un sifoch'ell est une sarbacane à piston. Vous avez bien lu : une sarbacane à piston, un truc qui ne court vraiment pas les rues, même en Bretagne. Du coup, je n'arrive vraiment pas à savoir si être comparé à ce machin, c'est bon signe ou pas. ^_^

Note pour plus tard : ne jamais participer à un concours de sifoch'ell. Je risque trop de gagner.

mardi 12 juillet 2011

Malédiction normande

Selon certains médisants irrémédiables, la Normandie est une région qui avait toutes les chances de devenir une référence absolue en matière de culture de goût et d'art de vivre paradisiaque. Heureusement, l'Histoire comme le principe de réalité démontrent que c'est à la Bretagne — qui, au passage, n'a rien demandé — qu'échoit ce titre prestigieux.

Mais, me direz-vous, comment a pu-t-on en arriver là ? Le problème de la Normandie s'avère ancien : il remonte aux vikings et à leur absence totale de chance. Voici un documentaire exceptionnel sur la question.

Le début de la fin de la Normandie
Vidéo de The Animation Workshop (site de Youtube)

Note pour plus tard : ne pas passer trop près d'ambassade de Normandie dans les prochaines semaines.

mardi 13 juillet 2010

Le moineau Halfrest

Ami ornithologue, voici un document pour toi. La photo rare d'un oiseau plus rare encore : la fierté des oiseleurs bretons, le susmentionné moineau Halfrest.

Il s'agit d'un de ces animaux mystérieux (comme le dahu) que les légendes locales décrivent à foison et qui pourtant existe ! L'Halfrest ne peut en effet se poser qu'à des endroits très spécifiques, l'exemple typique étant celui que présente la photo et qui fit la gloire de l'Halfrest en musicologie anglosaxonne. Etonnant, non ?

Moineau Halfrest solitaire


Note pour plus tard : continuer à chercher la chauve-souris Wholerest.

jeudi 28 août 2008

Balade irlandaise - 5

Puisque l'objectif est atteint, concluons ce tour d'Irlande en vous indiquant quelques points vous permettant de distinguer ce pays de pays anglosaxons bien plus vulgaires quoique tout aussi iliens (copiant là l'exercice de Karambolage entre la France et l'Allemagne).

Tout d'abord, l'irlandais aime le Scrabble, ceci jusqu'à proposer des jeux sur tous les murs de bourgades touristiques.


De même, l'irlandais est daltonien et on peut l'observer à longueur de paysages citadins.


L'irlandais prône un catholicisme d'un genre particulier. Oubliez Adam, St Michel et autres St Divy : la lithurgie locale est depuis longtemps passée à Elvis, St Bob, Ste Marylin et tous leurs prophètes. Les curieux pourront facilement reconnaître les lieux de culte.


Les libraires irlandais souffrent d'un syndrôme d'inversion intérieur/extérieur. On constatera que le temps pluvieux de l'Irlande, conséquence affreuse de l'évolution du climat (*), conduit à la seule survie des libraires dont les échoppes donnent sur des galeries couvertes. Ah, fichu dérèglement climatique qui met le libraire irlandais à la rue — libraire qui, heureusement, croit qu'il est bien au chaud à l'intérieur.


Pour finir, notez que l'irlandais a une admiration sans faille pour les légos, gamme moyen-âge.


(*) Un mouton breton est solidaire des irlandais.

mardi 26 août 2008

Balade irlandaise - 4

Gagnons à présent le Connemara le temps d'une journée. Afin de vous éviter, lecteurs bretons, des images guère innovantes, retenez juste le concept de cette région : des lacs comme à St Renan et des dunes comme celles de Ste Marguerite (pour ceusse qui ne sont pas bretons, faites en sorte de remédier à cette terrible tâche dans votre connaissance du monde, tout de même ! ). Une ou deux différences tout de même : des p'tites montagnes. Ainsi qu'au milieu de toute cette Bretagne importée une demeure merveilleuse : l'abbaye de Kylemore.



Ce manoir, entre montagne et lac, est si beau que je ne vous en montrerai que deux choses : un détail des chenêts (éléments décoratifs fort appréciés de l'un de mes compagnons pour des raisons patronymiques) ainsi qu'un détail d'une table dressée avec toute l'argenterie.




L'abbaye compte aussi des jardins avec des cascades artificielles, un grand jardin à l'anglaise (qui sentait très bon du fait du brouillard). Plus étonnant encore, un peu plus loin dans les jardins de ce microcosme, une véritable p'tite église attend le passant.


Il s'agit de la plus belle chapelle qu'il m'ait été donné de voir : calme, à échelle humaine, finement décorée, chaleureuse, lumineuse (pas de vitraux : juste du verre laissant passer la lumière extérieure d'un beau vert émeraude du fait de la végétation).




Après ces visites féériques est survenu l'événement tout à fait inattendu lors du retour vers la ville de Galway. En effet, j'ai enfin réussi à surprendre en plein Connemara des miens cousins ! Quelques uns perdus, seuls, puis quelques groupes de quatre ou cinq individus. Certains même cavalaient sur la route. Les moutons irlandais existent : je les ai rencontré.



mercredi 16 juillet 2008

Plouc linguistique

Parfois, il suffit d'un p'tit rien pour redevenir le pauvre breton qu'on a toujours été. Ne serait-ce qu'en parlant.

Soudain, au détour d'un complément d'objet direct, voilà que vous utilisez un mot «bien de chez nous» qui avait toutes les apparences du mot «bien de chez tout le monde». Et paf, raté : vos invités, effarés, laissent échapper de leurs mains les couverts en argent, un silence inquisiteur tombe. Même votre majordome flegmatique vous jette un regard vaguement ennuyé. Votre soirée d'apparat sur le thème de « Kierkegaard existe-t-il ?» est fichue : vous avez osé prononcer un mot réservé à une toute autre élite et vous voici empêtré dans l'explication de l'expression...

En vrac, voici des mots interdits — tous testés personnellement et unanimement incompris par le public parigotesque. Songez à ne pas y recourir si vous tenez un tant soit peu à dissimuler vos origines bretonnes (ou à les simuler si vous êtes suicidaire) :
  • cuche : queue de cheval ;
  • alsacienne : pain aux raisins (des alsaciens diront un escargot pour parler de la même pâtisserie...) ;
  • tunisien, oranais : croissant aux abricots ;
  • bounces (toujours pluriel) : bonbons ;
  • ribine : ruelle ;
  • tostos (orthographe floue, prononcez tous les «s») : autotamponneuses.
Et quelque chose me dit que cette liste s'allongera encore par la suite : ainsi va la vie des serial-bretons.

Note pour plus tard : songer à ne plus se moquer du gars qui sort sa wassingue ou qui apporte une poche pour faire les courses.

dimanche 25 mai 2008

De nouveaux horizons !

Dans le cadre du microcosme de ce blog'note, je vous annonce l'apparition toute récente d'une nouvelle lectrice : Circé (la même qu'à Carcassonne). Il ne faudra donc pas à l'avenir confondre Circé et Circé. À toute fin utile, j'appelerai désormais la Circé végétale «Circée» (de toute façon, la fougère s'appelle Médée et une troisième plante Euryclée... de fait, la finale en «ée» s'impose).

En témoignage de sa puissante sorcellerie, Circé m'a fait don d'une source de sagesse majeure, mystiquement nommée : Panique au Mangin Palace.


Louée soit cette émission (dont les auteurs aiment à se présenter en masques de la Commedia Dell'Arte). D'autant plus que ce dimanche, le thème de l'émission est... la Bretagne !

Si vous venez à lire ce message d'ici quelques temps, vous pourrez toujours vous rattraper : l'ensemble des chroniques de cette émission est collecté par un bienfaiteur anonyme du genre humain. Il a même réalisé le site non officiel de cette émission. Un site tellement bien fichu que son forum vous donne la décomposition musicale de chaque épisode. De quoi découvrir de nouveaux horizons !

jeudi 6 mars 2008

Anonymat bancaire

Comment découvrir l'amour des banques pour les particuliers ?

Simple, faites comme moi : faites absorber votre carte de crédit par le premier distributeur de billets venu. Vous devenez aussi sec Personne en personne pour votre réseau bancaire favori... à moins bien entendu d'avancer quelques menues monnaies — monnaies que vous n'avez point, histoire de créer de nouveaux paradoxes identitairologicobancaires.

Bizarrement, la disparition de cinq milliards d'euros par suite de bidouilles d'un pauvre trader breton (*) m'a fait bien moins d'effet, même quand on m'a dit le nombre de repas au restaurant chinois que cela représentait. Oui, dans un monde économique, il n'est pire chose que de se sentir tout nul en devenant un zéro bancaire.


Note pour plus tard : mettre sous mon matelas la moitié de mon compte en banque en espèce et en nems.

(*) En passant, reconnaissons aux bretons — qu'ils soient traders ou autre — le fait que, quand ils font des bêtises, ils y vont à fond et de façon bien remarquable.

dimanche 20 janvier 2008

Vive la Creuse !

Je dois aujourd'hui le confesser, pour ma plus grande honte : la Bretagne connait une rivale sérieuse en terme de gastronomie; une rivale inquiétante car elle n'est qu'un département en France. La Creuse ! Cette déclaration ne se veut pas futile, loin de là. Car il en faut de l'habileté culinaire pour dépasser la région qui laissa à l'humanité le beurre salé, les crêpes dentelle, le kouign aman, le kig ha farz, le far breton, l'andouille de Guéméné et le pâté Hénaff (pâté dont on fêta le centenaire l'an dernier).

Il a suffi d'une recette de cuisine un jour de glandouille à domicile pour qu'enfin mes papilles daignent reconnaître que la Creuse n'était pas un rien géographique tout juste bon à nommer une vague étendue de vide campagne pas folichonne. Une recherche hasardeuse du côté de chez Marmiton me donna ce dimanche matin la recette du Creusois dont j'avais déjà pu apprécier une fois l'excellent goût. Bien qu'il soit complétement différent du kouign aman précédemment vanté en ces lieux, il en arrive à le concurrencer sérieusement du point de vue de mon palais.

Accessoirement, il s'agit d'un gâteau que j'ai réussi du premier coup... la seule difficulté ayant été de dénicher un des ingrédients chez un sympathique épicier allemand jusqu'à alors inconnu de ma pomme. Citons ici la recette in extenso.
- 5 blancs d'oeufs;
- 250 g de sucre en poudre;
- 120 g de farine;
- 120 g de beurre fondu et refroidi;
- 100 g de noisettes en poudre.

Mélanger le sucre, la farine et les noisettes. Ajouter le beurre fondu et bien mélanger les ingrédients. Battre les blancs d'oeuf en neige ferme et les incorporer au mélange. Cuire à four doux à 150° pendant 45 minutes puis faire refroidir.

Merci aux habitants de la Creuse. Si cela ne tenait qu'à moi, je vous ferais bretons d'honneur !


Note pour plus tard : les creusois sont nos amis, il faut les aimer aussi.

jeudi 27 décembre 2007

Tout change... même les curés !

La messe de Noël, plus une tradition qu'un acte religieux majeur pour ma pomme, s'est passée cette année de façon surprenante. Au menu, une chorale importante, des enfants de choeur comme s'il en pleuvait et un curé d'une quarantaine d'année. Rien que ça, dans un bourg breton, ça épate.

En effet, avec la chorale, on obtient des chants à deux voix, des chants en latin ainsi que des chants en breton (ça, c'est pour vous rappeler la couleur locale). Voilà qui vous donne une impression de retour «aux bonnes vieilles traditions», traditions dont on peut se demander si elles sont raisonnables. Ceci dit, j'en conviens, les chants breizh étaient agréables.

Avec les enfants de choeur, on obtient à côté de cela les effets spéciaux digne d'un «Don Camillo» : enfumage de l'assemblée par de l'encens, bruits de cloches, animations diverses. Le retour à l'ancienne mode se confirme.

Toutefois, au milieu de cela, se trouvait le curé. Un curé qui cite les «Ailes du désir» durant un prêche... ce ne peut être un mauvais homme. Mieux encore, ce curé a fait quelque chose que je n'avais jamais vu dans une église. Accrochez-vous : il a fait de l'humour. Du vrai. Lorsqu'on lui a donné le missel en fin de messe pour faire les bénédictions (j'ignorais qu'on en faisait), voilà qu'il découvre qu'il n'est pas à la bonne page. Et le curé de commenter en cherchant la bonne page : «c'est que c'est compliqué un missel» puis d'ajouter sur un ton d'autodérision d'autres commentaires et de finir par un excellent : «faire 6 ans de séminaire pour ne pas arriver à trouver une page dans un missel...»

Si le rire commence à se balader dans cette église (certes avec tout l'attirail catholique d'il y a un siècle), il y a de quoi supposer que, dans le Finistère Nord, l'intégrisme n'est pas encore prêt à débarquer.

mardi 6 novembre 2007

Gens de peu de foi !

Afin de faire cesser l'agitation provoquée par les derniers documents décrivant le climat breton, voici un document pris ce jour. L'épave photographiée par temps clair.


Accessoirement, voici également un ciel bleu pris le même jour. Aucun intérêt comparé aux magnifiques nuances du ciel du 2 novembre.


N'est-il pas plus agréable de contempler ce qui suit (4 novembre), véritable condensé d'un ciel satisfaisant d'un point de vue nord-finistérien ?



Note pour plus tard : pour une photo de ciel gris, deux photos de ciel bleu ou bleu-gris. Cela devrait aider à éduquer les mentalités. ^_^

samedi 3 novembre 2007

Images de Kerépinal

Voici, au gré d'une balade avec le fauve familial, quelques images tirées de ce p'tit coin de la région léonarde.

Epaves à l'entrée de l'Aber Wrac'h
Chapelle de Troménec, près de Landéda

vendredi 2 novembre 2007

Du côté de Penn ar Bed

Depuis le 1er novembre, je redécouvre les joies d'une retraite en Finistère Nord : pas de foule, pas de boulot, pas d'horaires.

Hélas pour mon enquête sur le climat breton, mon arrivée, selon les locaux, a marqué le retour d'un temps gris. Toutefois, ce gris ne ressemble guère au morne gris parisien. Voyez la qualité du gris breton ! Nulle part ailleurs vous ne verrez un gris irisé du plus bel effet mélangeant des couleurs allant du gris bleu au gris orange. Un camaïeu si majestueux ne peut que nous inviter à imaginer des royaumes oniriques où... euh... où la pensée poêtique trouve... euuuuhhhh... trouve... enfin, vous me comprenez, quoi : vous regardez ça, vous vous roulez par terre. Jugez plutôt sur pièce.


[Ceci était un message du Syndicat P'titnotique et Partial pour la Défense du Climat Breton.]


Note pour plus tard : penser à faire faire des photos par des locaux quand il fait beau.

jeudi 4 octobre 2007

La première preuve

La première pierre de la démonstration rigoureuse de la beauté du climat breton est enfin posée.



Et quand je pense que ce sondage a été réalisé sans trucage... c'est bô. Tout simplement bô !

Le prochain sondage ne parlera pas climat. Mais que l'on se rassure tout de suite : le sujet reviendra, pour sûr !

mercredi 19 septembre 2007

Mon bon fond

Cela pourra surprendre mais mon bon fond date de ce mercredi. Il m'est d'ailleurs si agréable à l'oeil que je vous le mets à disposition. ^_^


Merci donc à Neo Archangel — illustre inconnu — pour les quelques secondes de zen qu'il va m'offrir tous les matins lorsque l'ordi du boulot va s'allumer.


Pour les amateurs, voici mon fond d'écran à domicile. Plus sobre, il s'agit d'une photo de la mer en Bretagne... sans aucun traitement d'image (cette remarque vaut pour les plus sceptiques d'entre vous sur le sujet de l'excellente qualité du climat breton).

samedi 25 août 2007

Les deux Enez Eusa

Arte a encore frappé. Ce samedi soir, alors que j'avais décidé de ne rien faire d'autre que de coder comme un geek associatiophile, je suis tombé nez-à-nez avec un spot annonçant un reportage de Géo sur... Ouessant. Plus précisément, un reportage qui allait évoquer l'Enez Eusa («l'Île d'Ouessant»), le bateau qui relie le continent à l'île d'Ouessant et à Molène.

Dieu sait qu'il ne se passe rien de palpitant sur ces îles plus peuplées par les mouettes que par les hommes... et pourtant, je suis resté regarder ce long reportage comme les menhirs regardent passer la tempête.

Devant ma télé à Paris, j'ai reconnu Brest et au loin le Cour d'Ajot. Je me suis rappelé avec les images le bateau, les îles battues par le vent, le phare noir et blanc du Créac'h. J'ai écouté l'accent breton (il existe) qui rend si charmantes les «causeries» sur le temps qu'il fait. Un très vieux père et son fils parlaient ainsi à demi-mots sur la journée qui s'était écoulée : les silences qui venaient à l'improviste valaient presque plus que les mots. Un anglais resté sur l'île ajoutait également une pointe d'accent délicieux à ce reportage.

Bizarrement, ce film sur ce presque rien de Terre qu'est Ouessant m'a plu. En le voyant, j'étais incroyablement fier de ce bout de Bretagne maritime et des gens qui y vivaient. Et dire que je ne pensais pas être si farouchement breton que cela !


Note pour plus tard : pourquoi ne pas passer par Ouessant dans l'année qui vient ?

mercredi 22 août 2007

Parc Montsouris, un 22 août

Dans notre série «vive les nuages et la pluie», voici en témoignage deux images du parc Montsouris.


Un héron cendré
L'incorrigible breton (tendance climatique dure) que je suis vous dira que j'ai trouvé cela très reposant : il n'y avait à ce moment-là d'autre bruit que celui des gouttes d'eau. L'endroit semblait hors de Paris et du temps.


Note pour plus tard : persister à défendre la pluie en été.

mardi 21 août 2007

Ciel parisien - 1

Le ciel à Paris se résume souvent à une p'tite portion du champs de vision. La hauteur des immeubles haussmanniens, les arbres et la largeur des rues n'en laissent guère voir qu'une balafre cruellement découpée.

Ce phénomène fait tellement partie de l'ordinaire parisien que personne n'y pense. Cela rappelle l'illusion d'optique du vase : nous ne voyons qu'un vase là où il faudrait voir aussi les deux visages silhouettés par le vase. Dans mon cas, il a fallu que j'arrive un jour à la gare de Brest pour réaliser combien nous étions privés de ciel à Paris. À peine étais-je sorti de la gare que la moitié de ce que je pouvais voir était constitué d'un vaste ciel breton ! Un tel contraste m'a frappé et m'a conduit à mon retour à Paris à chercher à observer plus ce si discrêt ciel parisien.

En exemple, voici deux photos (la première date du 25 avril, la seconde de ce jour).

Pyramide du Louvres
Saint Laurent


Note pour plus tard : ajouter d'autres photos du ciel.

lundi 30 juillet 2007

Ironie du sort

Me voici de retour à Paris (accompagné de ma soeur qui part vers le Luxembourg demain matin). Les vacances s'achèvent déjà et la normalité sauvage reprend ses droits. Suite à près d'une semaine d'un temps à ne pas mettre un breton dehors (sauf quelques soirs quand le ciel se dégageait pour on ne sait quelle raison), j'ai eu comme par hasard en quittant les Abers un temps resplendissant. J'ai même pris une photo, témoignage sidérant de cette situation :


Notons d'ailleurs qu'il n'y a pas que la Bretagne qui soit farceuse : Paris y va aussi de sa bonne blague. À peine étais-je arrivé dans la gare Montparnasse, plus exactement dans le microcosme des couloirs de métro, que le premier bruit autre que les bruits de pas ou de conversations que j'eus à supporter fut celui... d'un djembé.

À ce train-là, les mois qui viennent s'annoncent bien, c'est moi qui vous l'dit !


Note pour plus tard : penser à ne plus faire de critique directe ou indirecte sur le climat et sur les... joueurs d'instruments folkloriques.

samedi 28 juillet 2007

P'tit test climatique

Même lieu - Lendemain du jour suivant le jour suivant - Temps censuré.

En suivant quelques journaux télévisés, j'ai cru remarquer que les deux grands sujets qui défrayaient la chronique ces derniers jours étaient le temps qu'il fait et les conséquences d'une exposition prolongée d'humains à de long rubans d'asphalte (les humains ayant alors des tendances à s'entretuer s'ils sont en voiture ou à se doper s'ils sont en vélos).

Aussi, afin d'attirer la ménagère d'âge indéterminé sur ce blog'note, voici de quoi satisfaire son appétit météorologique. Voici deux clichés. Quel est le cliché qui rend compte du temps que je connais en ce moment du côté de l'aber ? Le premier cliché est celui du chien familial ne pouvant se reposer que sous le soleil, le second celui du ciel au dessus de ma tête (aucun trucage, ce sont de vraies photos).



Voici la réponse (à l'envers... et je vous garantis que c'est une grande joie de taper ce texte). «? non ,tnannotE ! érépmet tamilc nu elleppa no'uq ec tse'C. iuh'druojua sirp été tno séhcilc xued seL. sétuod tnores ne's noterb tamilc du sruetama sdnarg sel ,udnetne neiB»