samedi 6 juin 2009

Le paradoxe du «Lorem Ipsum»

Parmi les p'tits détails que l'on peut croiser lorsque l'on s'amuse avec la typographie trône le Lorem Ipsum.

Du Lorem Ipsum comme s'il en pleuvait (site du même nom)

L'histoire du Lorem Ipsum vaut le détour des amateurs de curiosités, à tel point qu'un site lui a été dédié. D'un point de vue pratique, le Lorem Ipsum sert de bouche-trou, de «faux-texte», selon l'expression consacrée. Car, pour présenter un texte et le rendre lisible, mieux vaut travailler avec un autre texte qui, lui, n'a pas de sens !

Sauf que la lisibilité tient aussi au texte (mise en valeur de phrases, articulations du texte, par exemple). Que faire alors ? À cette question, les typographes, gens sérieux et soucieux du détail, réfléchissent encore et toujours, ainsi que cet article le mentionne : faut-il du vrai texte, du faux-texte, du vrai faux-texte (en attendant qu'une nouvelle génération découvre par inadvertance le faux vrai faux-texte qui révolutionnera le métier) ?


Note pour plus tard : à quand de vrais logiciens-typographes pour résoudre les mystères de la logique typographique ?

mercredi 3 juin 2009

Ombrelle japonaise

« Photographiez les objets aimés mais jamais utilisés, puis débarrassez-vous-en.»

Dominique Loreau, L'art de la simplicité.


Voici donc en application/test de ce principe mon désormais souvenir d'un parapluie qui m'aida lors de mon escapade au Japon (au climat alors furieusement pluvieux) et qui résista même un bon moment aux pluies battantes des parigots (des déluges comme on en voit jamais en Bretagne, terre du saint crachin).

Le parapluie qui venait de loin


Une bizarrerie de ma part a fait qu'il m'a fallu bien deux semaines après la prise de cette photo pour enfin jeter ce parapluie (ce jour)...


Note pour plus tard : ne pas suivre le principe du bouquin indiquant de ne prendre des desserts qu'«occasionnellement». Non mais !

lundi 1 juin 2009

Fini !

Après deux années et demi de tentatives fort peu fructueuses, j'ai enfin réussi à finir une tâche dont je ne pensais jamais voir le bout : finir ce casse-tête.

L'isocaèdre qui a failli finir en tas de pièces détâchées.


C'est en tombant sur un équivalent de la figure suivante que j'ai compris que j'allais peut-être y arriver. Si, si : l'objet est très similaire «dans l'idée» et donne de quoi réfléchir. Deux jours plus tard et quelques essais ratés en prime, je découvrai en prime qu'il fallait que je prenne l'image miroir de cette photo pour pouvoir y arriver (car, astuce ultime, mon casse-tête est chiral ! Il y avait une chance sur deux que je tombe dans le panneau... et ça n'a pas loupé.)

5 tétraèdres entrelacés ou «modèle de Thomas Hull» (sur son site)


Note pour plus tard : essayer de ne pas trop résister à l'appel de l'origami.

Message à caractère informatif

A force d'en parler ici, , là-bas ou encore icitte, fallait bien que je fasse de la publicité à ma fameuse prof de harpe dans le cadre de son duo de harpistes : l'Atlantic Harp Duo !

Euterpe avec sa meilleure amie
Photo tirée du site de l'Atlantic Harp Duo


[Par avance, ne me remerciez pas pour cette belle photo : après les photos d'une dent et de fourmis, je me devais de relever fortement le niveau de l'esthétique de ce site.]

samedi 23 mai 2009

La guerre des failles

Mai est un mois qui me vaut des visites. Celles de dizaines de p'tites fourmis qui, consciencieusement, développent leurs autoroutes de l'information alimentaire.

Mécréantes en pleine course de relais
sur fonds de zone de conflit.

Dans le cadre de ce pélerinage annuel, la cuisine de l'appartement semble constituer une étape de choix. Mais que faire alors contre les instincts de cette meute affamée lorsqu'on aime pas écraser les plus p'tits que soi ou qu'on se refuse à les empoisonner massivement (quel vilain défaut que le mien) ?

Disons que l'opération s'avère tortueuse. Dans la grande tradition française, on invente la ligne Maginot pour fourmis : on rebouche les trous et fissures par où passent les troupes ennemies et on replace à l'extérieur les fourmis qui ont tenté le parachutage en territoire cible. Sauf qu'ici, c'est le paradis de la faille : une de rebouchée, dix qui deviennent source de nouvelles pistes à fourmi. Du coup, cela fait grosso modo trois semaines que dure cette lutte sans merci à coup d'un enduit spécifique et d'un papier pour récupérer la soldatesque errante (et l'expédier dehors).

Seule chose gênante, je ne sais pas jusqu'à quel point une fourmi et ses consoeurs peuvent être obstinées. De fait, il faut que je m'accroche fort à mon tête-de-mulisme breton pour résister à ces acharnées !

Note pour plus tard : avoir des convictions reste la plus sûre méthode de perdre beaucoup de temps.

vendredi 22 mai 2009

Du sens profond du mot cueillette

Lectrices, lecteurs, voici une phrase que je ne vous souhaite pas :

« Pour celles-là, on parle d'une cueillette tellement c'est facile.»

Docteur H.

Dix minutes plus tard (parmi les plus intenses que la vie moderne peut vous proposer), j'avais une dent de sagesse en moins et beaucoup de recul par rapport au constat préliminaire si fleuri de la dentiste. Le recul se basait essentiellement sur moultes sensations de pied-de-biche haineux s'exerçant sur ma mâchoire (avec quelques tirades de la dentiste du type «Vous avez gagné, je vais devoir vous passer au penthotal.») et quelques bruitages digne de la mastication d'une pelleté de graviers.

Et quand je pense que je venais pour un détartrage. Et, pire, quand je pense qu'il reste les deux d'en bas à... arracher. Saleté d'évolution des espèces !

Le trophée, assimilable à une dent de vache selon la dentiste


Note pour plus tard : éviter de dire oui si on me propose une réincarnation en arbre fruitier.

samedi 16 mai 2009

Etonne tes amis avec de l'étymologie

Se pencher sur le quotidien est la garantie de faire des découvertes curieuses. Vous êtes-vous déjà penché sur ce mot si banal que vous ne penseriez jamais à le décortiquer : «aujourd'hui» ? Historiquement, le mot «hui» signifiait «en ce jour» et, du coup, «aujourd'hui» voulait dire «au jour de ce jour», joli pléonasme n'est-il pas ? D'ailleurs, si le sujet vous intéresse, voici une liste de pléonasmes courants.

Mais revenons à notre vraie découverte curieuse faite hui (notez la réutilisation habile que vous pourrez faire ensuite pour épater vos amis !).

J'ai eu en effet la bizarre idée d'utiliser une expression latine lors d'une conversation («Delenda est Carthago»). Je savais que cela voulait dire «Carthage doit être détruite» mais guère plus. Du coup, j'ai cherché à en savoir plus et je suis tombé sur une page étonnante de l'Université de Liège : quelques citations étudiées par un latiniste... qui finit par corriger sérieusement quelques clichés que nous avons tous sur l'antiquité. Oui, vous l'aurez compris : au quotidien, on nous ment, on nous spolie !


Note pour plus tard : retrouver un dico avec des pages saumon au milieu.