samedi 19 septembre 2009

AAAA !

Le monde des sigles et acronymes est mathématiquement p'tit. Le calcul vous permettra d'arriver à cette conclusion rapidement :
- sigles d'un caractère : 36 (de A à Z, 26 possibilités et de 0 à 9, 10 autres) ;
- sigles de 2 caractère : 36x36 = 1 296
- sigles de 3 caractères : 36^3 = 46 656
- sigles de 4 caractères : 36^4 = 1 679 616

En parallèle, on peut garder à l'esprit que le français dispose de moins de 100 000 mots pour faire à face à toutes les situations (à quelques domaines techniques près : la chimie en particulier). L'anglais, lui, en compterait 200 000.

Aussi, vous comprendrez aisément mon étonnement lorsque je découvre que des tas de gens arrivent à commettre le crime suivant : utiliser le même acronyme pour désigner deux choses différentes. Dans une société, on vous dira par exemple :«pour cela, vous devrez passer par la DA». Direction des Achats ? Demande d'Autorisation ? Département des Autistes ? Déclaration d'Abus ? Directrice Artistique ?

Aussi, face à cette dégénérescence de la précision de la notre langue, moi aussi je veux adhérer à la AAAA ! Ceci dit, pas n'importe laquelle puisqu'il est recensé au moment où j'écris ce message 31 homonymes... moi, ce sera pour la «American Association Against Acronyms». Ou, si vous préférez la version franchouillarde, la SSSS (une dizaine d'homonymes connus, liste ici ou ), la «Société pour la Suppression Systématique des Sigles» !


Note pour plus tard : Ajouter la mention «fondateur de la SSSS (se prononce 4S)» dans le CV.

samedi 12 septembre 2009

C'est parti pour un Tours

Pour la première fois de ma vie, j'ai visité Tours. Une conclusion s'impose après un peu de marche et un arrêt magistral : cette ville est notoirement civilisée !


Café Scarlett
70 rue Colbert
37000 Tours

A regarder en imaginant l'odeur d'un magasin de thé...


Note pour plus tard : penser à éviter les jeux de mots débiles dans les titres. Surtout ceux qui ont déjà été fait des millions de fois.

dimanche 6 septembre 2009

Des hasards de l'alphabet

M'sieur Didier Nordon est le modèle révéré du p'titnoteur que je suis. Il tient en effet l'infernal «Bloc-Note» du magazine scientifique (et pas qu'un peu) «Pour la science». Si, par hasard, vous tombez sur ce magazine, lisez au minimum le bloc-note susmentionné ainsi que la rubrique de logique de Jean-Paul Delahaye, toujours très bien fichus.

Mais, laissons là cette digression ! Car voici que c'est un hasard alphabétique qui m'a fait croiser d'autres fruits de M'sieur Nordon hier, non point une habitude de lecture de magazine. Cherchant un ouvrage de Mam'zelle Nothomb dans une librairie parisienne, voici que je tombe sur son voisin de rayonnage direct : oui, M'sieur Nordon. Pour ne pas faire de malheureux, je décidai donc d'héberger une nouvelle de Mam'zelle et le minuscule exemplaire unique du seul essai alors présent de M'sieur : «Le supplice du Plan».

Et quel essai curieux, pour ne pas dire pour ma pomme un OLNI, Objet Lisible Non Identifiable ! L'incroyable vécu et réflexion tortueuse de l'auteur qui se révèle être, bien malgré lui, un sempiternel égaré, un incroyable laissé pour compte du sens de l'orientation, un Nordon qui ne sait où le Nord et tout le reste avec ! Et c'est une lecture d'autant plus bizarre que je me targue d'avoir le sens de l'orientation... mais comment fait-il ? Ou plutôt comment ne fait-il pas ?

« Ne pas avoir le sens de l’orientation est chose étrange. Si étrange, qu’on ne me croit pas quand je dis que c’est mon cas. Non qu’on me prenne pour un menteur. Mais, pour me croire, il faudrait d’abord comprendre. Or mon manque n’a aucune évidence, rien n’en témoigne, aucun organe n’apparaît atrophié. On ne peut pas faire d’expérience simple permettant de ressentir mon trouble (...)»

Didier Nordon, Le supplice du plan.


Tiens, pour la peine, c'est Verdandi, autre naufragée de l'orientation (en moins terrifiant), qui va avoir de la lecture.

Note pour plus tard : les grandes tares feraient-elles les grands bloc-noteurs et autres blog'noteurs ?

jeudi 3 septembre 2009

Un peu de couleur

Suite à une question de ma colocataire pour savoir ce que voulait dire «andrinople», je répare ici un oubli pour les amateurs de curiosités et de sites sortant un peu de l'ordinaire avec pourpre.com, histoire que vous vous attardiez sur le monde des couleurs mais aussi de ces mots qui les décrivent.

Un nuancier à l'ancienne (site de Photo libre)

Et si vous êtes toujours partant, ne négligez pas de passer par ce second site (figurant dans la liste des liens du premier) : colorstrology. Il serait en effet bien dommage que vous manquiez la couleur de votre jour de naissance (bon évidemment, la finale en «-strologie» n'est pas un gage de rigueur) !

mardi 4 août 2009

Une révolution de bois !

Enfin il existe ! Un ingénieux Canadien, Matthias Wandel, a en effet créé la seule arme utile dans l'histoire de l'humanité : le pistolet Jenga !

Test de l'arme absolue ou presque (site de Youtube)

Tant que vous y êtes, on doit à cette personne des «marble machine» ou machines à bille. Je vous recommande la visite, ici ou . Et, puisque vous avez été sages et avez lu cette note jusqu'ici, voici enfin un début de calculatrice en bois !

samedi 1 août 2009

Découverte au Parc Floral

Suite à une hasardeuse recherche de concerts jouant du Ravel, je suis tombé sur le site du festival Classique au Vert. Et, ce jour, tout ceci m'a conduit au Parc Floral, qui mérite à lui tout seul une visite.

Là, au coeur du parc, sous un vaste delta de toile tendue, une scène classique était aménagée. Le programme a été un régal, joué avec brio par Mme Alice Ader : «Pas sur la neige» et «Feux d'artifices» de Debussy, «Ondine» et «Hommage à Borodine» de Ravel, des extraits de «Ephémères» de Hersant (compositeur contemporain présent au concert) et, pour conclure, les «Tableaux d'une exposition» de Moussorgsky. Un pur plaisir que de les entendre jouer dans ce jardin, avec le bruit du vent dans les arbres ou les chants des oiseaux. D'autant plus que la pianiste multiplia les bis : Satie, Moussorgsky, Scarlatti...

Photo récente de Mme Ader (site d'Alice Ader)

Il était en particulier très plaisant de voir cette dame jouer avec une incroyable vitalité. Malgré la longueur, la complexité des morceaux et la force nécessaire pour jouer certains passages, elle irradiait sans cesse une énergie débordante. La p'tite conférence bien sympathique qui suivit confirma ce point : Mme Ader mérite d'être écoutée !


Note pour plus tard : on peut devenir fan en une seule écoute...

Ligne 56

Pour la première fois de ma vie, j'ai pris le bus 56 !

Cette note inaugure une série de «notes ordinaires» qui signaleront toutes avancées majeures pour ma pomme.