mercredi 27 avril 2011

Re-te-teuuh (bis)

Comme en mars 2009, je commets ici un rattrapage de plusieurs mois de décadence blog'notale pour des raisons tout à fait ressemblantes. Pardon.

Et quitte à travailler ici, j'en profite pour faire un p'tit nettoyage de printemps en ajoutant un lien vers le blog'note du docteur Goulu et en retranchant les liens vers ceux de la Ligne 6 et de Verdandi. Avoir attendu un an et demi sans nouvelle paraît raisonnable pour procéder à ces suppressions.

Ma femme est une Quarienne

Tout s'explique. Le fait que je mette des plombes à trouver Mme P'tit Noteur s'est avéré être un léger problème de distance (quelque chose comme 80 000 années-lumière) et, par extension, de développement des technologies spatiales.

Mais, maintenant que je le sais, j'ai toutes les motivations nécessaires pour faire rattraper à notre monde son infâme retard technologique en un temps record. J'arrive, Tali !

Madame ma femme.
Portrait par Vespa (site d'Humanart)

Note pour plus tard : penser à d'abord créer le Générateur d'Improbabilité Infinie, ça aidera bien.

mardi 12 avril 2011

Nouvelles technologies

Après plusieurs mois d'hésitation, j'ai cédé à la tentation et me suis débarrassé de mon vieux portable. Voici donc le nouveau p'tit portable :


Pour les amateurs de technologie, voici les caractéristiques techniques du 9742C (doux p'tit nom de ce bijou de précision) que vient de nous livrer ce poids lourd du marché qu'est Clairefontaine :
  • 22cm x 17cm x 1cm ;
  • 192 pages, papier velouté 90g/m² ;
  • capacité de stockage de 1148ko ;
  • protection des données renforcée : protection aux perturbations électromagnétiques, résistance garantie aux intrusions Wifi, Bluetooth, Ethernet, USB ;
  • mode écriture réinscriptible en option ;
  • sans silicium, métaux lourds et paraben.
J'ai déjà chargé dessus l'application «Agenda» (compatible GTD), «Cours de harpe» (Euterpe-proof), «Carnet d'adresse» ainsi que la très fameuse application «Post-It».

J'oublais le meilleur ! Il existe en plusieurs coloris !


Note pour plus tard : non, ne pas déjà regarder quels sont les caractéristiques des prochains modèles.

samedi 9 avril 2011

Euplectella Aspergillum

Avez-vous déjà regardé vos vitres en pensant à tout ce qui a fallu pour les construire ? Moi, jusqu'à il y a peu, jamais. Même quand il m'arrivait de «faire les carreaux».

Pourtant, sachez qu'il faut une température de quelques 1500°C pour constituer du verre. Cela en fait un matériau assez coûteux à produire en terme d'énergie.

Or, des biologistes et experts en biomimétisme, l'art d'imiter les techniques développée par la nature, ont découvert que nous étions mauvais en terme de production du verre. Car voici que deux organismes autres que le bonhomme produisent du verre dit biologique : les diatomées et les éponges de verre. Vous pourrez d'ailleurs noter que ce sont des organismes marins travaillant à température ambiante !

En terme de concurrence, voilà qui peut causer quelques frayeurs. Ainsi, les diatomées, algues unicellulaires, peuvent se prévaloir de produire plus de verre (une coque qui entoure l'algue) que l'homme.

Plus étonnant encore, les éponges de verre (ou éponges à crevettes) construisent leur squelette en fibre de verre plus résistante et plus souple que celle de l'industrie. Ces éponges se permettent même de structurer leur squelette sous une forme très résistante et étudiée par les architectes...

Euplectella Aspergillum
Photographie (site de MUSEsplorandO)

Bref, les bonhommes ont intérêt à rester sacrément humbles.

Note pour plus tard : mais, au fait, à part des pixels sur votre écran, je produis quoi ? Quoi d'utile ?

samedi 19 mars 2011

Relativité générale

La prochaine fois que l'on vous dit «Vous êtes ici», n'oubliez pas de demander quelle est l'échelle de la carte qui va avec. Exemple ultime ci-dessous.

Ben oui, vous êtes ici.
American Museum of Natural History (site de Youtube)


PS (du 17/09/2011) : un peu de commentaire sur cette vidéo à cette adresse.

Note pour plus tard : ne jamais demander son itinéraire à un astrophysicien.

mardi 15 mars 2011

Ook. Ook?

La Terre me semble à présent suffisamment peuplée. De fait, la même idée brillante peut maintenant germer dans au moins deux cerveaux différents. Aussi, nous parlerons ici de «limite du Spib» : taille de la population à partir de laquelle vous pouvez vous autoriser à ne pas faire d'efforts pour réfléchir à des concepts géniaux car un autre le fera pour vous.

En l'occurence, la limite du Spib a déjà été atteinte. Pour commencer à démontrer ce point, prenons une expression montée de toute pièce par Hermès : un «brainfuck» ou, pour le traduire de façon épurée et légère, «un casse-tête sévèrement burné». Cela désigne un énoncé, problème ou casse-tête sur lequel je vais aimer me prendre la tête. Bien. Ce concept de brainfuck existe déjà par ailleurs : il s'agit en effet un langage de programmation «charmant». En voici un exemple de programme permettant d'écrire les nombres de 0 à 99. Chaud les yeux, ce langage mérite amplement son nom :
>++++++++[<+>>++++++>++++++>++++<<<-]<++[>++++++++++[>.>.+>.<<<-]>+>----------<<<-]
Et si vous avez des doutes, essayez ce code sur ce site.

Mais passons maintenant à la véritable invention majeure, dont je ne suis pas l'auteur par simple paresse, et dont le brainfuck n'était que prémices. En effet, un homme merveilleux, David Morgan-Mar, a créé le langage «Ook!»; langage dont l'amateur éclairé saura qu'il peut être lu par toute personne de type orang-outan (surtout si la personne susmentionnée est en prime bibliothécaire). D'où l'exemple qui suit et qui permet d'écrire «Vive la limite du Spib !»
Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook! Ook? Ook. Ook? Ook. Ook. Ook. Ook? Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook? Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook? Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook? Ook. Ook? Ook. Ook? Ook. Ook? Ook. Ook! Ook! Ook? Ook! Ook. Ook? Ook. Ook? Ook. Ook? Ook. Ook? Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook! Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook! Ook. Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook. Ook? Ook. Ook? Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook! Ook. Ook. Ook? Ook. Ook? Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook! Ook. Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook. Ook? Ook. Ook? Ook. Ook! Ook. Ook. Ook? Ook. Ook? Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook! Ook. Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook! Ook. Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook! Ook. Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook. Ook? Ook. Ook? Ook. Ook! Ook. Ook. Ook? Ook. Ook? Ook! Ook! Ook! Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook! Ook. Ook? Ook. Ook? Ook. Ook! Ook. Ook. Ook? Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook! Ook. Ook. Ook? Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook. Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook. Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook. Ook? Ook. Ook? Ook. Ook! Ook. Ook. Ook. Ook! Ook.

Note pour plus tard : penser à vérifier que la limite du Spib s'applique aussi à mon boulot.

samedi 26 février 2011

Uber abusé !

Ma redécouverte récente des jeux de console s'est doublée ce jour d'une courte incursion dans le domaine de l'anthropologie et de la linguistique appliquée.

Cherchant pour le compte d'Hermès comment exécuter des coups spéciaux dans Super Street Fighet 4 (ou SSF4), je suis en effet tombé le Forum ultime ou «über-forum» si vous préférez. Celui d'une tribu de joueurs tellement guickes que Sheldon Cooper passerait pour la honte de la tribu. Rien de moins. Et qui dit guickes, dit concepts nouveaux, brillants et parfois bien obscurs comme il faut. Une nouvelle langue se crée ici !

C'est tellement beau qu'en voici deux citations, aux alentours du 5800e message.

« Chacun sa manière de jouer, perso j'aime pas bourrer parce que pour moi c'est du no-skillisme.»

Le Vieux Sec, forum de Canard PC.

« Contre les Sagats, sauf les bons, c'est facile d'appâter le TU. Un safe jump, un petit crossup, un doskoï LP suivi d'un doskoï EX... Il faut maitriser un ou deux combos safe pour toi. Et surtout, teste ton adversaire le premier round pour voir si il bourre les links ou à la relevée. Ce sont des réflexes et la plupart des joueurs sont incapables de s'empêcher de piffer : parce que ca marche, avec Sagat !»

Kaldamn, forum de Canard PC.


Même la langue anglaise évolue !
Fond d'écran (site de Softonic)

Pour la dernière citation, je tenais à mentionner une définition démontrant l'incroyable richesse du vocabulaire issu de ce milieu :

« [Un meaty] consiste à lancer un coup qui est actif pendant un nombre de frames assez élevé pendant que ton adversaire est à terre. Ainsi le coup démarre pendant que l'autre se relève et tu le touches juste quand il se relève sur les dernières frames de ton coup, ce qui permet d'être safe s'il est gardé, et/ou d'enchaîner. Alors que si tu lances le même coup trop tard et que l'autre garde, il te punit.»

r4T0n, forum de Canard PC.


Note pour plus tard : ne plus se brider au boulot avec la terminologie technique.