lundi 18 août 2008

Youpita

Durant une visite bordelaise, le fils d'Hermès, quatre ans, m'a soudain affirmé au détour d'une conversation : «Youpita !». Intrigué, je demande au p'tit de m'expliquer ce mot que je ne connais pas afin de faire avancer ma culture de la future langue française. Et lui de me dire : «c'est compliqué, ça veut dire que les crevettes sont pourries».

Le lendemain, alors que je retourne à la gare de Bordeaux avec le père et le fils, voici que le p'tit parle de mots compliqués, affirmant que j'en dis et qu'il en dit. Du coup, j'interviens, malicieusement, me souvenant de la veille et pensant piéger le p'tit et son imagination débordante :
« - Comme youpita ?
- Oui.
- Et qu'est ce que ça veut dire ?
- Les crevettes sont pourries. »


Note pour plus tard : y'a pas d'âge pour remettre les gens à leur place. ^_^

vendredi 15 août 2008

Do it yourself

Je daigne rarement rendre visite à des fast-foods, preuve s'il en est de mon bon goût. Lorsque j'y vais, cela suppose d'abord qu'on m'y a invité. Aujourd'hui, c'était chez le vieux vendeur de poules fries du Kentucki à la tête si connue.


Traditionnellement, dans tous les fast-foods, je choisis en dessert le sunday. Les variantes ne manquent pas : fraise, citron, pépites de chocolats, caramel... on arrive à tout mettre sur ces glaces.

Le noble vieillard kentuckien m'a toutefois gratifié d'une variante toute délicate aux multiples variantes déjà connues : la «fais-toi-même-ton-sunday». Un sunday nature d'un côté, un sachet de coulis de l'autre. Le besogneux consommateur n'a plus qu'à faire soi-même le mélange que tous les autres fast-foods font par défaut.

Du coup, une terrible vision m'est venue : à quand dans un fast-food le «fais-toi-même-tes-frites-de-la-découpe-à-la-cuisson» ?


Note pour plus tard : éviter de penser à l'avenir gastronomique du monde. Ca fatigue par avance.

mercredi 13 août 2008

Note aux utilisateurs de portabeul

J'ai récemment trouvé dans un p'tit livre le commentaire suivant sur certains utilisateurs de portabeuls, écrit en 1991. Je vous laisse juge (car, évidemment, je suis d'accord avec ce propos).

« Difficile de les condamner : s'ils ne savent pas échapper à cette compulsion pour jouir de leurs instants de solitude, s'ils n'arrivent pas à s'intéresser à ce qu'ils font à ce moment-là, s'ils sont incapables de savourer l'éloignement après le rapprochement, s'ils veulent afficher leur vacuité et même la brandir comme un étendard, eh bien, tout cela est du ressort d'un psy.»

Umberto Eco, Comment voyager avec un saumon.


dimanche 10 août 2008

Blog'note top confidentiel

Avant qu'ils ne pourrissent sur cette page, voici les résultats du dernier sondage en date !


On note un nombre de réponses similaire à celui du précédent sondage : ce blog'note a donc enfin atteint un niveau de liste de diffusion discrétionnaire. Ceci dit, on constate, fait important, que ce lectorat bicéphale semble particulièrement attaché à cette lecture. Nous redoublerons d'effort à l'avenir !

Et, pour vous servir, le prochain sondage portera sur une question de fréquence.

samedi 19 juillet 2008

Et zou : hélicoptère !

Prenez l'anniversaire des 90 ans d'un grand-père maternel qui a été mécano dans l'aviation ainsi que le mariage civil d'une cousine à la même date. Mélanger le tout avec le concept de cadeau. Balancez-y aussi un p'tit noteur qui regrette chaque seconde passée à l'écart du plancher des vaches.

Contre toute logique apparente vous obtiendrez alors un baptême de l'air en hélicoptère (sans hurlements d'ailleurs...) pour le susmentionné p'tit noteur.

Certes, j'ai vu les grands-parents puis le couple de jeunes mariés partir faire un tour avec cette éolienne mal taillée et revenir sains et saufs. De même, j'étais bien curieux de savoir comment on se sentait dans cette machine en plein vol... et ma curiosité reste un de mes vilains défauts. Mais, sans doute, ces deux premières raisons ne pèsent pas lourd face à cette dernière, totalement irrationnelle pour un antiaérien primaire : voir le Phare de l'Île Vierge d'en haut...

Phare de l'Île Vierge

Note pour plus tard : l'avion, non. L'hélicoptère ferruménugi... ferruginerineux, oui !

mercredi 16 juillet 2008

Plouc linguistique

Parfois, il suffit d'un p'tit rien pour redevenir le pauvre breton qu'on a toujours été. Ne serait-ce qu'en parlant.

Soudain, au détour d'un complément d'objet direct, voilà que vous utilisez un mot «bien de chez nous» qui avait toutes les apparences du mot «bien de chez tout le monde». Et paf, raté : vos invités, effarés, laissent échapper de leurs mains les couverts en argent, un silence inquisiteur tombe. Même votre majordome flegmatique vous jette un regard vaguement ennuyé. Votre soirée d'apparat sur le thème de « Kierkegaard existe-t-il ?» est fichue : vous avez osé prononcer un mot réservé à une toute autre élite et vous voici empêtré dans l'explication de l'expression...

En vrac, voici des mots interdits — tous testés personnellement et unanimement incompris par le public parigotesque. Songez à ne pas y recourir si vous tenez un tant soit peu à dissimuler vos origines bretonnes (ou à les simuler si vous êtes suicidaire) :
  • cuche : queue de cheval ;
  • alsacienne : pain aux raisins (des alsaciens diront un escargot pour parler de la même pâtisserie...) ;
  • tunisien, oranais : croissant aux abricots ;
  • bounces (toujours pluriel) : bonbons ;
  • ribine : ruelle ;
  • tostos (orthographe floue, prononcez tous les «s») : autotamponneuses.
Et quelque chose me dit que cette liste s'allongera encore par la suite : ainsi va la vie des serial-bretons.

Note pour plus tard : songer à ne plus se moquer du gars qui sort sa wassingue ou qui apporte une poche pour faire les courses.

samedi 12 juillet 2008

The IT Crowd

Je rattrappe ici un oubli de février dernier, moment où j'ai découvert ce qui suit.

En effet, amateurs d'humour anglais (seul domaine où je reconnais une supériorité aux habitants de la perpétuelle perfide Albion), ne manquez pas de tomber sur la série suivante : The IT Crowd, ne serait-ce que pour l'acteur jouant Moss (le gars à lunette sur l'image ci-dessous). Cette remarque s'avère encore plus juste si l'informatique et la geekitude sont vôtres.

Caricature d'IT Crowd
Quelques-uns des meilleurs morceaux (tel «0118 999 881 999 119 7253» suivi de «Fire! Fire!») sont disponibles directement sur le site dédié de Channel 4.