samedi 9 avril 2011

Euplectella Aspergillum

Avez-vous déjà regardé vos vitres en pensant à tout ce qui a fallu pour les construire ? Moi, jusqu'à il y a peu, jamais. Même quand il m'arrivait de «faire les carreaux».

Pourtant, sachez qu'il faut une température de quelques 1500°C pour constituer du verre. Cela en fait un matériau assez coûteux à produire en terme d'énergie.

Or, des biologistes et experts en biomimétisme, l'art d'imiter les techniques développée par la nature, ont découvert que nous étions mauvais en terme de production du verre. Car voici que deux organismes autres que le bonhomme produisent du verre dit biologique : les diatomées et les éponges de verre. Vous pourrez d'ailleurs noter que ce sont des organismes marins travaillant à température ambiante !

En terme de concurrence, voilà qui peut causer quelques frayeurs. Ainsi, les diatomées, algues unicellulaires, peuvent se prévaloir de produire plus de verre (une coque qui entoure l'algue) que l'homme.

Plus étonnant encore, les éponges de verre (ou éponges à crevettes) construisent leur squelette en fibre de verre plus résistante et plus souple que celle de l'industrie. Ces éponges se permettent même de structurer leur squelette sous une forme très résistante et étudiée par les architectes...

Euplectella Aspergillum
Photographie (site de MUSEsplorandO)

Bref, les bonhommes ont intérêt à rester sacrément humbles.

Note pour plus tard : mais, au fait, à part des pixels sur votre écran, je produis quoi ? Quoi d'utile ?

samedi 19 mars 2011

Relativité générale

La prochaine fois que l'on vous dit «Vous êtes ici», n'oubliez pas de demander quelle est l'échelle de la carte qui va avec. Exemple ultime ci-dessous.

Ben oui, vous êtes ici.
American Museum of Natural History (site de Youtube)


PS (du 17/09/2011) : un peu de commentaire sur cette vidéo à cette adresse.

Note pour plus tard : ne jamais demander son itinéraire à un astrophysicien.

mardi 15 mars 2011

Ook. Ook?

La Terre me semble à présent suffisamment peuplée. De fait, la même idée brillante peut maintenant germer dans au moins deux cerveaux différents. Aussi, nous parlerons ici de «limite du Spib» : taille de la population à partir de laquelle vous pouvez vous autoriser à ne pas faire d'efforts pour réfléchir à des concepts géniaux car un autre le fera pour vous.

En l'occurence, la limite du Spib a déjà été atteinte. Pour commencer à démontrer ce point, prenons une expression montée de toute pièce par Hermès : un «brainfuck» ou, pour le traduire de façon épurée et légère, «un casse-tête sévèrement burné». Cela désigne un énoncé, problème ou casse-tête sur lequel je vais aimer me prendre la tête. Bien. Ce concept de brainfuck existe déjà par ailleurs : il s'agit en effet un langage de programmation «charmant». En voici un exemple de programme permettant d'écrire les nombres de 0 à 99. Chaud les yeux, ce langage mérite amplement son nom :
>++++++++[<+>>++++++>++++++>++++<<<-]<++[>++++++++++[>.>.+>.<<<-]>+>----------<<<-]
Et si vous avez des doutes, essayez ce code sur ce site.

Mais passons maintenant à la véritable invention majeure, dont je ne suis pas l'auteur par simple paresse, et dont le brainfuck n'était que prémices. En effet, un homme merveilleux, David Morgan-Mar, a créé le langage «Ook!»; langage dont l'amateur éclairé saura qu'il peut être lu par toute personne de type orang-outan (surtout si la personne susmentionnée est en prime bibliothécaire). D'où l'exemple qui suit et qui permet d'écrire «Vive la limite du Spib !»
Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook! Ook? Ook. Ook? Ook. Ook. Ook. Ook? Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook? Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook? Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook? Ook. Ook? Ook. Ook? Ook. Ook? Ook. Ook! Ook! Ook? Ook! Ook. Ook? Ook. Ook? Ook. Ook? Ook. Ook? Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook! Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook! Ook. Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook. Ook? Ook. Ook? Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook! Ook. Ook. Ook? Ook. Ook? Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook! Ook. Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook. Ook? Ook. Ook? Ook. Ook! Ook. Ook. Ook? Ook. Ook? Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook! Ook. Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook! Ook. Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook! Ook. Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook. Ook? Ook. Ook? Ook. Ook! Ook. Ook. Ook? Ook. Ook? Ook! Ook! Ook! Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook! Ook. Ook? Ook. Ook? Ook. Ook! Ook. Ook. Ook? Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook! Ook. Ook. Ook? Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook. Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook. Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook! Ook. Ook? Ook. Ook? Ook. Ook! Ook. Ook. Ook. Ook! Ook.

Note pour plus tard : penser à vérifier que la limite du Spib s'applique aussi à mon boulot.

samedi 26 février 2011

Uber abusé !

Ma redécouverte récente des jeux de console s'est doublée ce jour d'une courte incursion dans le domaine de l'anthropologie et de la linguistique appliquée.

Cherchant pour le compte d'Hermès comment exécuter des coups spéciaux dans Super Street Fighet 4 (ou SSF4), je suis en effet tombé le Forum ultime ou «über-forum» si vous préférez. Celui d'une tribu de joueurs tellement guickes que Sheldon Cooper passerait pour la honte de la tribu. Rien de moins. Et qui dit guickes, dit concepts nouveaux, brillants et parfois bien obscurs comme il faut. Une nouvelle langue se crée ici !

C'est tellement beau qu'en voici deux citations, aux alentours du 5800e message.

« Chacun sa manière de jouer, perso j'aime pas bourrer parce que pour moi c'est du no-skillisme.»

Le Vieux Sec, forum de Canard PC.

« Contre les Sagats, sauf les bons, c'est facile d'appâter le TU. Un safe jump, un petit crossup, un doskoï LP suivi d'un doskoï EX... Il faut maitriser un ou deux combos safe pour toi. Et surtout, teste ton adversaire le premier round pour voir si il bourre les links ou à la relevée. Ce sont des réflexes et la plupart des joueurs sont incapables de s'empêcher de piffer : parce que ca marche, avec Sagat !»

Kaldamn, forum de Canard PC.


Même la langue anglaise évolue !
Fond d'écran (site de Softonic)

Pour la dernière citation, je tenais à mentionner une définition démontrant l'incroyable richesse du vocabulaire issu de ce milieu :

« [Un meaty] consiste à lancer un coup qui est actif pendant un nombre de frames assez élevé pendant que ton adversaire est à terre. Ainsi le coup démarre pendant que l'autre se relève et tu le touches juste quand il se relève sur les dernières frames de ton coup, ce qui permet d'être safe s'il est gardé, et/ou d'enchaîner. Alors que si tu lances le même coup trop tard et que l'autre garde, il te punit.»

r4T0n, forum de Canard PC.


Note pour plus tard : ne plus se brider au boulot avec la terminologie technique.

vendredi 25 février 2011

Cuisine japonaise : Bordeaux 1 - Paris 1

Si vous aimez manger la cuisine japonaise (la variée, pas celle qui tourne en rond autour des sushi, des sashimi ou des yakitori), voici le lieu presque microscopique qui met Bordeaux au même niveau que Paris sur la question. Allez-y, coûte que coûte !

Fufu
37 rue Saint Rémi
33000 Bordeaux

L'enseigne
Photo tirée du site du restaurant

samedi 19 février 2011

L'astrologie, j'm'en balance !

On m'a parlé il y a peu de PNL, la Programmation Neuro-Linguistique. En tant qu'ancien élève de la filière scientifique du bac sujet au doute, j'me suis demandé ce que ce sujet avait de fondé.

Le Dieu Wiki m'a donc appris que la PNL pouvait être considérée une pseudo-science (j'm'en doutais !). Mais, dans Sa Grande Compassion, Il m'a également fait une révélation beaucoup plus intéressante que le simple statut douteux de la PNL. Il m'a appris qu'il existait une alternative saine à l'astrologie : la jumbologie ou l'art subtil de prévoir votre avenir selon la position des jumbo-jets à votre naissance.

Je ne vais pas ici paraphraser le plus grand de tous les wikis et vous laisse le soin de lire l'article sur le sujet. C'est bô ! D'ailleurs, pour ceusse qui voudraient aller plus loin sur la question astrologique, mentionnons également un article de teigneux avec des chiffres à la pelle.

Aioros, bientôt Chevalier d'Air France ?
Image (site de Doctissimo)


Note pour plus tard : je suis ascendant Infirmier, Obstétricien ou Sage-Femme ?

dimanche 2 janvier 2011

C'est bô !

Passer de plusieurs milliers de pixels qui se battent en duel à plusieurs millions qui font la fête en plusieurs millions de couleurs, voilà qui m'a complètement tourneboulé. Je l'avoue : faire mes premiers pas sur PS3 m'a rivé à mon fauteuil.

Des forêts luxuriantes...
Capture d'écran (site de Super soluce)

Regardez donc ces captures d'écran du premier jeu testé, Castlevania : Lords of Shadow. À tomber par terre ! Tout est fouillé, détaillé, texturé finement. Les lumières, les décors et même la bande-son (avec un orchestre symphonique) semblent venir tout droit du monde du cinéma. Certaines scènes d'action ressemblent à s'y méprendre à de p'tits films «dont vous êtes le héros» (et le caméraman). Un exemple parmi d'autres : dans l'image ci-dessous, au détour d'un chemin glacé, vous voyez au loin d'une ombre torturée... en approchant, vous finissez par voir se découper plus nettement la formidable silhouette d'un château gothique gigantesque couronné par des nuages d'orage. En trois mots : c'est bô !

... aux abords d'un noir château sous la neige
Capture d'écran (site de Super soluce)

Vous l'aurez peut-être deviné : plutôt que de trucider du vampire ou toute autre vermine, il m'arrive parfois de rester admirer les décors ou la musique.

Note pour plus tard : à cette vitesse, je vais finir moine contemplatif avant le dernier boss.