dimanche 6 janvier 2008

Probabilité maléfique

Depuis deux mois maintenant, un groupe de personnes tente de me faire perdre la raison presque quotidiennement. Ils m'appellent, Ils m'écrivent des courriels, Ils m'envoient des lettres, Ils me convoquent à des réunions, Ils me donnent rendez-vous avec la médecine du travail. Le plus surprenant ici tient à ce que ces gens sont grosso modo innocents. Ce complot majeur se base en effet sur une simple histoire de probabilités.

Dans ma société, il existe depuis peu une personne — non nulle, définie dans l'ensemble des personnes réelles — qui porte le même prénom et presque le même nom que moi. Par «presque», il faut entendre ici que nos noms s'écrivent de la même manière à la dernière lettre près... et ils se prononcent de la même manière. Ma rigueur quotidienne et mon parcours de vie remarquable entre tous fait que mon nom présente l'orthographe la plus exacte et la plus courante, l'autre version ne pouvant être qu'une scorie de l'histoire des noms, une forme odieuse de raté patronymique, le résultat d'une bavure d'encre crétine dans un registre mal recopié suite à consommation abusive d'absinthe. Rien de moins.

Les probabilités jouent donc à fond contre moi : les gens s'adressent par défaut à moi en pensant appeler l'autre. Cette semaine, nous avons atteint un sommet. Pour situer le niveau de lassitude, j'arrive maintenant à deviner l'erreur en un nom affiché et deux mots. Le téléphone sonne, un nom que je n'ai jamais vu s'affiche sur le combiné. Le dialogue, volontairement anonymisé, commence :
« - Salut, Jean !
- Lequel ?
- ...
- Oui, ici, c'est Jean Gardefous, avec un S à la fin. Je suppose que vous voulez joindre le service bancaire et Jean Gardefout avec un T à la fin.
- Oh, pardon, je suis désolée...
- A qui le dites-vous... »

Et dire que demain je travaille... et qu'il existe un nombre invraisemblable de personnes qui bossent dans la même société que moi... et qui savent écrire mon nom correctement. Diable ! Je viens de comprendre ma difficulté à me lever tôt le matin pour aller travailler, tiens.


Note pour plus tard : songer à déposer mon nom et mon prénom comme ma propriété intellectuelle.

samedi 5 janvier 2008

Commande

Suite à la remarque d'un lecteur croisé lors des fêtes familiales de Noël, voici un document iconographique (de Mehmet Turgut) qui, je l'espère, réhaussera le taux de photos de «jolies demoiselles» sur ce blog'note.

Sorcière, par Mehmet Turgut

mardi 1 janvier 2008

Et c'est reparti pour un tour !

Inutile d'en dire beaucoup plus au sujet de 2008, il me semble... si ce n'est en partant dans l'imagerie de circonstance avec cette aurore vue du ciel (source : Astronomical Picture of the Day, 27 décembre 2007):

jeudi 27 décembre 2007

Tout change... même les curés !

La messe de Noël, plus une tradition qu'un acte religieux majeur pour ma pomme, s'est passée cette année de façon surprenante. Au menu, une chorale importante, des enfants de choeur comme s'il en pleuvait et un curé d'une quarantaine d'année. Rien que ça, dans un bourg breton, ça épate.

En effet, avec la chorale, on obtient des chants à deux voix, des chants en latin ainsi que des chants en breton (ça, c'est pour vous rappeler la couleur locale). Voilà qui vous donne une impression de retour «aux bonnes vieilles traditions», traditions dont on peut se demander si elles sont raisonnables. Ceci dit, j'en conviens, les chants breizh étaient agréables.

Avec les enfants de choeur, on obtient à côté de cela les effets spéciaux digne d'un «Don Camillo» : enfumage de l'assemblée par de l'encens, bruits de cloches, animations diverses. Le retour à l'ancienne mode se confirme.

Toutefois, au milieu de cela, se trouvait le curé. Un curé qui cite les «Ailes du désir» durant un prêche... ce ne peut être un mauvais homme. Mieux encore, ce curé a fait quelque chose que je n'avais jamais vu dans une église. Accrochez-vous : il a fait de l'humour. Du vrai. Lorsqu'on lui a donné le missel en fin de messe pour faire les bénédictions (j'ignorais qu'on en faisait), voilà qu'il découvre qu'il n'est pas à la bonne page. Et le curé de commenter en cherchant la bonne page : «c'est que c'est compliqué un missel» puis d'ajouter sur un ton d'autodérision d'autres commentaires et de finir par un excellent : «faire 6 ans de séminaire pour ne pas arriver à trouver une page dans un missel...»

Si le rire commence à se balader dans cette église (certes avec tout l'attirail catholique d'il y a un siècle), il y a de quoi supposer que, dans le Finistère Nord, l'intégrisme n'est pas encore prêt à débarquer.

dimanche 23 décembre 2007

Criminellement vôtre

Ce matin, après un réveil lent et fort agréable sous le signe — ça ne s'invente pas — de «Chapi Chapo» diffusé par FIP, je suis tombé sur un autre événement qui ne s'invente pas. Un message de mon serial-mailer le plus invraisemblable : M. Paul de Maison Neuve.

Il vaut d'être cité ici pour sa signature tonitruante :
« Les personnes qui ont porté directement ou indirectement entrave à la liberté de communication, notamment à propos du spam, seront jugées pour crime contre l’humanité.

Ceux et celles qui refusent de recevoir des communications sont des personnalités hautement criminelles. Ils et elles doivent être détectés et mis hors d’état de nuire.
»

Impressionnant, n'est-il pas ? Surtout que le reste de son message évoquait, pour faire court, le fait que Michel Drucker est un menteur. Information probablement d'une importance capitale... sauf quand on ne regarde pas beaucoup la télévision et qu'on ne considère pas Michel Drucker comme Le Guide spirituel et moral.

Je suppose que la différence entre n'en avoir rien à faire des communications et refuser de les recevoir tient de l'anecdote. J'en déduis donc que je suis criminel. Diable, me voici devenu rebelle malgré moi ! Dénoncez-moi, vite !


Note pour plus tard : pousser plus loin mon côté rebelle... tiens, par exemple, en buvant directement ma soupe dans le bol sans utiliser de grande cuillère !

jeudi 13 décembre 2007

Archéologue, c'est plus ce qu'c'était

Comme beaucoup de p'tits enfants, j'imagine, j'ai eu une passion pour une légende marquante qui apparaît de-ci de-là dans la littérature : l'Atlantide (sans oublier ses consoeurs que sont Mu ou Ys). Penser qu'un continent disparu se trouve à portée de texte pour qui saura l'interprêter correctement, voilà bien de quoi occuper l'imagination pendant des mois et des mois.

Ceci explique sans doute ma récente lecture de «Atlantis» de David Gibbins, docteur en archéologie. Tout y est : les textes de Platon, un morceau de la vie de Solon et les hypothèses récentes sur l'Atlantide (la catastrophe de Santorin). Le début part donc fort sympathiquement, presque façon Indiana Jones en plus moderne : plus besoin de creuser, laissez les satellites, robots, ordinateurs et autres technologies laser faire le boulot.

Sauf que passé la première centaine de page, voilà que nos aventuriers, en plus d'être bac+15 en archéologie, se révèlent être bac+20 en armement et autres joyeusetés. Sans rien vous retirer de la lecture de ce pavé, on pourrait dire que parfois, après quelques dialogues sur les qualités de telle mitraillette, on en arrive à «Heureusement, Jack, notre héros, en appuyant sur un bouton transforme la Calypso de Cousteau en un sous-marin d'attaque à thermoenveloppe kevlar-nickel-chrome (signe manifeste de la série 8 des sous-marins Kazatchok) avec 8 ogives PI3-1415 enrichies au plutonium extrait en hiver 1996 par le vieux Nikolas Doukoff lui-même. Même que Jack le sait car il est le fils par alliance de la tante de Doukoff».

Arfff... la modernité, ça gâche même les mythes, dis donc !


Note pour plus tard : vérifier que le prochain bouquin sur l'Atlantide n'a pas la mention «Thriller» sur la page de garde.

samedi 1 décembre 2007

Découverte fondamentale

Bon sang mais c'est bien sûr ! La geek-attitude ne se définit pas, elle se mesure. Même qu'elle se mesure ici (en tout cas, en traduction française) !

Pour ma part, j'en tire l'immense satisfaction de découvrir que je suis effectivement un geek, plus précisément un «reasonable geek» avec une mesure de 1212 points. C'est-y-pas un grand pas en avant dans mon développement personnel ?